Après les propos d’Ahmadinejad : Sharon demande l’expulsion de l’Iran de l’ONU





Israël appelle la communauté internationale à mettre l'Iran au ban des nations après l'appel à l'éradication de l'Etat hébreu lancé par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Le Quotidien-Agences "L'Iran est notre ennemi le plus dangereux et nous estimons que ce pays n'a pas sa place au sein des Nations Unies car il menace depuis longtemps l'existence même de l'Etat d'Israël avec son programme nucléaire et ses missiles", a affirmé hier un haut responsable à la présidence du Conseil. Téhéran "constitue une menace pour l'ensemble du monde libre et si Israël est menacé, nous saurons nous défendre contre ce pays", a poursuivi ce responsable sous couvert de l'anonymat. Des déclarations qui font allusion au programme nucléaire que l'Iran met au point, selon Israël et une bonne partie de la communauté internationale. Ces propos, qui émanent directement du gouvernement d'Ariel Sharon, ont par ailleurs été appuyés d'une demande concrète de sanctions à l'encontre du régime de Téhéran. Le bureau de Sharon estime ainsi qu'il faut présenter une demande au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et au Conseil de sécurité afin d'obtenir l'expulsion de l'Iran des Nations Unies. La question a également été évoquée lors d'une rencontre hier matin entre le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres et le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov à Al Qods. "Les intentions de l'Iran sont dangereuses car ce pays veut se doter de l'arme nucléaire et de missiles à longue portée", a déclaré Peres à son interlocuteur selon des propos rapportés par la radio publique. "C'est la première fois depuis la création de l'ONU qu'un de ses membres appelle ouvertement à la destruction d'un autre membre", s'est insurgé Peres. La veille, il avait lui aussi appelé à l'expulsion de l'Iran de l'ONU en qualifiant "de crime contre l'humanité" le discours du président iranien lors d'un conférence intitulée "Le monde sans sionisme". Selon Peres, "il est inconcevable qu'à la tête d'un pays membre de l'ONU se trouve un homme appelant à un génocide". * Un danger "évident et actuel" Le chef de la diplomatie israélienne, Sylvan Shalom avait affirmé auparavant que son pays considérait l'Iran comme un danger "évident et actuel". "Nous pensons que l'Iran essaie de gagner du temps (...) afin de pouvoir développer une bombe atomique", a affirmé Sylvan Shalom en soulignant que Téhéran constitue un "danger évident et actuel". Sylvan Shalom, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Al Qods avec son homologue russe Serguei Lavrov, a souligné que "ce n'est pas la première fois que ce régime espère la destruction de l'Etat d'Israël. Ce type de régime est très extrême et cela sera un cauchemar pour la communauté internationale s'il acquiert une bombe atomique". "Nous pensons qu'il est temps de porter le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, et le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté. "Comme l'a dit l'imam (Khomeiny), Israël doit être rayé de la carte", a proclamé le président Ahmadinejad dans un discours prononcé à l'occasion d'une conférence intitulée "Le monde sans sionisme". __________________________________ Colère contre Téhéran Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a condamné hier la déclaration "inacceptable" du président iranien sur Israël et estimé qu'elle fournissait un "argument supplémentaire" pour le renvoi du dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l'Onu. Pour sa part, le président français Jacques Chirac a jugé “tout à fait insensées et irresponsables” les déclarations du président iranien sur Israël, ajoutant qu’elles faisaient “courir à son pays le risque d’être mis au ban des nations”. L’Iran va être perçu comme une “véritable menace” pour la sécurité si ce pays continue sur la voie indiquée par sa volonté de “rayer Israël de la carte”, a indiqué de son côté le Premier ministre britannique Tony Blair.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com