Législatives : Les partis irakiens se positionnent





Les partis politiques irakiens étaient engagés dans d'intenses tractations en vue des élections législatives de décembre, deux jours à peine après l'annonce de l'adoption de la Constitution qui ouvre la voie à une réduction des troupes américaines dans le pays. Le Quotidien-Agences Alors que les prochaines échéances électorales, les législatives, sont prévues dans moins de deux mois, les partis politiques étaient engagés dans la formation de listes. Celles-ci doivent être soumises au plus tard aujourd’hui à la Commission électorale indépendante, a répété jeudi la Commission dans un communiqué. Chez les chiites, d'intenses discussions étaient en cours pour tenter de maintenir dans sa composition actuelle l'Alliance unifiée irakienne (AUI), grande gagnante des élections de janvier dernier. "Rien n'a encore été décidé", a indiqué un responsable du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII) de Abdel Aziz Hakim, l'un des piliers de l'alliance avec le parti Dawa du Premier ministre Ibrahim Jaafari. L'ancien Premier ministre Iyad Allaoui devrait pour sa part annoncer la formation d'un bloc laïc national, face aux blocs communautaires chiite et sunnite. En effet, trois formations sunnites ont annoncé la constitution d'un front uni, appelé le "Front irakien de la concorde". Les chefs du Parti islamique, de la Conférence du peuple d'Irak et du Conseil du dialogue national, ont décidé de se présenter sous une liste commune. "Nous cherchons à participer aux prochaines élections en tant que bloc politique uni afin d'obtenir de meilleurs résultats", a déclaré cheikh Khalaf Al-Alayane, du Conseil du dialogue national. Les Arabes sunnites, qui avaient largement boycotté les élections générales de janvier ce qui avait conduit à leur marginalisation, paraissent divisés à l'approche du scrutin. Le Comité des oulémas musulmans, principale association de religieux sunnites, a réaffirmé pour sa part qu'il n'attendait "rien du processus politique" sous "occupation", sans toutefois appeler au boycottage. Leur participation aux prochaines élections sera déterminante pour leur permettre une meilleure représentation dans la future Assemblée, et peser pour une modification de la Constitution, au sein d'une Commission parlementaire de révision du texte. L'engagement des sunnites dans le processus politique et l'adoption de la Constitution ont été autant de signes qui ont permis à l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad d'envisager pour 2006 une diminution du contingent américain dans le pays, fort de 138.000 soldats. "Je crois qu'il est possible que nous puissions ajuster nos forces en les réduisant durant le cours de l'année prochaine. C'est possible, étant donné les développements politiques positifs et l'amélioration des capacités des forces irakiennes", a déclaré Khalilzad mercredi à Washington. "S'il y a une forte participation des Arabes sunnites au processus, à terme cela réduira le soutien à la rébellion", a assuré un responsable occidental à Bagdad, soulignant que le "soutien des sunnites aux insurgés" ne se réduirait que de manière graduelle.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com