Consommation : La grippe aviaire fait le bonheur des bouchers et des poissonniers





Malgré l’absence évidente de risques de grippe aviaire en Tunisie et confirmée à un haut niveau, les consommateurs semblent bouder le poulet de chair. Ils ont fini par jeter leur “dévolu” sur la viande rouge et le poisson. Tunis - Le Quotidien La grippe aviaire constitue depuis quelques semaines l’un des sujets phares qui retient en haleine les Tunisiens toutes catégories confondues comme partout ailleurs dans le monde. Aussi bien les producteurs que les consommateurs se sentent directement concernés par cette pathologie qui a été déjà signalée dans quelques pays de l’Europe de l’Est. Les risques de voir la Tunisie touchée par cette grippe sont très réduits. Experts et responsables ont rassuré les consommateurs et prodigué les conseils nécessaires et les comportements à adopter notamment en ce qui concerne l’hygiène. Pourtant, l’on constate dans la pratique que les appréhensions des consommateurs, du reste injustifiées, se manifestent par des attitudes inexpliquées. Le constat est évident. Les ménagères évitent tout simplement depuis quelques jours les produits des poulets et optent plutôt pour la viande rouge et le poisson. Ce dernier, généralement, boudé durant le mois de Ramadan a gagné cette année ses lettres de noblesses même si son goût salé peut indisposer ceux qui observent le jeûne. Dans les souks et centres commerciaux, les producteurs ont eu la trouvaille de proposer des prix promotionnels fort alléchants pour les poulets. L’on a vu deux poulets exposés à 6d,000 dans un hypermarché de la capitale. Par ailleurs, le prix du poulet vif a chuté par moments pour atteindre les 900 millimes le kg. Paradoxalement, le prix du poisson pour les habitués a enregistré une hausse relative par rapport aux prix généralement affichés. Les sardines et le rouget qui constituent le baromètre du marché du poisson, confirment le constat. Cette psychose n’a pas sa raison d’être d’autant plus qu’il a été scientifiquement prouvé qu’une viande bien cuite ne constitue aucun danger pour les consommateurs. En attendant, poissonniers et bouchers profitent de l’aubaine. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com