Festival de la Médina : Sombati, Sheherazade, Souad Mohamed… revisités





Avec le concert de chants animé au Théâtre municipal de Tunis par le Club Farabi de Musique Arabe, le rideau est tombé samedi dernier sur la 23ème édition du Festival de la Médina. Cette soirée, placée sous le signe de la célébration du 25ème anniversaire de la création du club Farabi de musique arabe, a été une occasion pour les 21 musiciens de cette troupe de visiter les meilleurs chants classiques tirés des répertoires des plus grands noms de la musique arabe à l’instar de Riadh Sombati, Salah Abdelhay, Souad Mohamed, Sheherazad, Mohamed Abdelmoutaleb etc. «Sombati... l’autre visage», titre de cette soirée en dit d’ailleurs long à ce sujet. Il exprime l’attachement de cette troupe aux géants de la musique classique arabe et, surtout, de faire revivre leurs meilleurs répertoires, sous un nouveau style et un nouveau ton et les adapter au goût de la nouvelle génération. Telle a été d’ailleurs la devise du club El Farabi de musique arabe pendant un quart de siècle. Aujourd’hui, comme d’ailleurs il y a vingt cinq ans, cette troupe est restée attachée aux mêmes principes artistiques et à la même vocation. En témoigne son concert de samedi dernier qui a été des plus classiques de cette édition du festival de la Médina. Cette soirée d’une durée de deux heures a été répartie en deux phases. Durant la première partie, les musiciens de la troupe ont visité des chants romantiques et liturgiques de Riadh Sombati et de Salah Abdelhay, parmi ces compositions, on cite notamment «Qaçid El Fajr», «Lih ya Banafsej» et une monologie de Souad Mohamed intitulée : «Ana Wahdi». La particularité de la prestation des musiciens du club Farabi de musique arabe réside, surtout dans la façon d’interpréter les répertoires de ces chanteurs. Les vocalistes de la troupe ont été fidèles à la manière et à la façon par lesquelles ces géants de la musique arabe ont composé leurs chants et se sont produits sur scène pendant les périodes fastes de leur carrière. Une prestation chaudement applaudie par le public. La deuxième partie de la soirée a été une occasion pour les musiciens du club El Farabi de visiter les répertoires de Sheherazade, de Mohamed Abdelmoutaleb, et des chants andalous de Riadh Sombati. C’était, en quelque sorte, une occasion pour faire découvrir à l’assistance, une partie du répertoire inconnue des fans de Sombati, laquelle est composée uniquement de musique andalouse qui a été à l’origine de la célébrité de cet artiste, en dehors de l’Egypte et du Moyen-Orient. Cette partie musicale de Sombati, inconnue du public et auquel se réfère le titre du spectacle met en exergue, en effet, l’autre grand visage artistique de Sombati et que de nombreux chercheurs en musique dont le club Farabi, tentent d’explorer aujourd’hui. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com