Afghanistan-Sévices contre les prisonniers : L’armée US tente d’appaiser les tensions





Dans une tentative d’appaiser les tensions, l'armée américaine a affirmé hier qu'elle ne tolèrerait aucun abus de la part de ses soldats, dont deux sont accusés d'avoir frappé des prisonniers afghans. Le Quotidien-Agences Cette affaire, qui avait fait l'objet d'un communiqué militaire dimanche, fait suite à la diffusion dix jours plus tôt à la télévision australienne d'un reportage qui montrait des soldats américains en train de brûler les corps de deux rebelles talibans présumés, tués dans un affrontement. Ces images avaient indigné le gouvernement afghan et plusieurs responsables musulmans. Dimanche, l'armée américaine a annoncé que deux de ses soldats "sont accusés d'avoir violé la loi militaire en frappant deux individus temporairement détenus dans une base située dans la province d'Oruzgan" (centre-sud), l'un des foyers de la rébellion antigouvernementale afghane. "Ces abus présumés ne reflètent pas les valeurs des membres de ce commandement", a déclaré à la presse le porte-parole de la coalition, le colonel Jim Yonts. "Nous ne tolèrerons pas le genre de comportements dont sont accusés ces soldats", a-t-il ajouté. Il a indiqué que l'armée américaine menait actuellement trois enquêtes après le reportage diffusé par la télévision australienne. Outre l'enquête criminelle, l'armée enquête sur la manière dont les soldats apprennent à traiter les restes humains dans les zones de combats, a expliqué le porte-parole. Elle étudie également les techniques psychologiques destinées à influencer l'ennemi. L'armée américaine en Afghanistan est régulièrement accusée parfois par des rapports internes révélés par la presse, de faits beaucoup plus graves que mentionnés dimanche par le communiqué américain, notamment des détentions arbitraires, tortures, et exécutions sommaires. * Un Afghan tué Entre-temps, la tension persiste en Afghanistan, un civil afghan a été tué et cinq blessés lundi par l'explosion d'un engin télécommandé quelques secondes après le passage d'un convoi militaire américain près de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé la police locale. La bombe était accrochée à une bicyclette abandonnée au bord d'une route au sud de Jalalabad, capitale de la province de Nangarhar, frontalière du Pakistan, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police de cette province, Ghafor Khan. Le porte-parole a accusé "les ennemis de la paix et de la stabilité", un terme habituellement utilisé par les autorités afghanes pour désigner les rebelles talibans. Les affrontements en Afghanistan ont fait plus de 1.400 morts, en majorité des rebelles présumés, tués par les forces américaines et afghanes, depuis le début de l'année. Ces violences sont alimentées selon les autorités afghanes par les rebelles de l'ex-régime des talibans, chassé du pouvoir à la fin 2001 par la coalition militaire sous commandement américain, qui compte aujourd'hui 20.000 hommes environ. Mais elles peuvent également être liées à des conflits locaux ou à divers trafics, notamment celui de la drogue.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com