La Ligue 1 après 11 journées : Les mêmes favoris, mais que c’est dur…





A deux journées de la fin de la phase aller, on retrouve les prétendants classiques aux premières loges. Rien n’a changé alors ? On ne peut être aussi affirmatif car les grands souffrent beaucoup plus cette saison. Le ton a été donné dès la première journée avec la défaite de l’EST devant JS, alors que l’Etoile a connu le même sort une semaine après face à El Gawafel. Ces deux surprises ont laissé croire, à un certain moment, que la hiérarchie allait être bousculée de manière spectaculaire, d’autant que l’USM, avec quatre victoires en autant de matches, a donné un nouvel aspect au tableau de classement. On s’est attardé, dès lors, sur la période de transition de l’EST, le manque de motivation du CSS, le champion sortant, habitué à la décompression après chaque titre remporté, ainsi que l’incapacité de l’ESS à garder le même niveau en jouant sur plusieurs fronts. Seul le Club Africain, beaucoup plus régulier, a échappé aux critiques lors des premières journées. Tout le monde a apprécié ce semblant de nivellement par le bas en voyant l’USM, El Gawafel et Jendouba Sport faire partie du groupe de tête. Seulement, ce spectacle n’a pas duré longtemps, et l’effet de surprise passé, la logique a repris le dessus et les quatre prétendants habituels ont repris leur place. * Nul n’est à l’abri Parmi le quatuor de tête, c’est l’EST qui a été le plus fringant. Les Sang et Or, bousculés en début de saison, ont réagi de telle manière en alignant six victoires consécutives, dont deux face au CSS et au CA, deux adversaires directs pour l’octroi du titre. Paradoxalement, l’EST a beaucoup plus souffert face aux petites cylindrées et a été très heureuse de rentrer avec un petit point de Zarzis et de Gafsa. Le Club Africain, assez régulier, a été victime d’un passage à vide qui l’a vu perdre deux points devant El Gawafel et trois points lors d’un derby qui a fait beaucoup de mal aux gars de Bab Jedid. Pour sa part, l’Etoile n’a pu éviter à son tour la révolte des petits avec une défaite au Zouiten devant les Gafsiens et un nul surprenant face à l’EOGK à Sousse même. Les malheurs des Etoilés, émoussés ces derniers temps, ont continué avec une défaite contre le CA, survenue à un moment très délicat. Quant au CSS, il a plié deux fois contre des prétendants au titre, l’EST et l’ESS, accusant jusqu’à sept points de retard sur les leaders, avant de relever la tête avec une belle série de trois victoires consécutives et surtout une nette amélioration de son rendement offensif. A présent, après onze rondes, ces quatre clubs occupent le haut du tableau avec des écarts presque dérisoires. La course au titre est bel et bien relancée, mais on sait désormais que ce sera dur pour tout le monde et que chacune de ces équipes ne sera plus à l’abri d’autres surprises ou accidents de parcours. * Peut mieux faire Les équipes formant le milieu du tableau sont toutes décidées à faire souffrir les grands. Des exploits ont déjà eu lieu, mais on s’attend à d’autres durant la seconde moitié de la saison. L’USM, JS, EGSG, l’ESZ et, à un degré moindre, l’ASM et le ST ont déjà accroché plus d’un favori et donnent l’impression de pouvoir faire davantage. Durant les onze premières journées, ils ont déjà laissé leurs empreintes et les quatre grands sont déjà avertis. Côté déceptions, on fut également servis. Franchement, on attendait beaucoup mieux du ST, la JSK, l’ASM et le CSHL. Seule l’EOGK, sérieusement amoindrie par rapport à la saison passée, avait des circonstances atténuantes. Les Stadistes ont fait trop le spectacle et ont omis l’essentiel, à savoir l’efficacité et la victoire. Actuellement, ils vont mieux mais ils demeurent dans une position inconfortable. Le CAB est placé à la même enseigne et le déclic n’a pas encore eu lieu. Les Marsois, préoccupés par une compétition africaine supérieure à leur calibre, se contentent du minimum malgré des atouts non négligeables. Le CSHL, hormis son exploit à Jendouba, a souvent peiné pour éviter le pire alors que la JSK met beaucoup de temps pour achever son apprentissage parmi l’élite. * La valse continue Les onze journées passées ont vu des entraîneurs «sauter» pour des raisons parfois inexplicables. Le CAB en est à son troisième entraîneur et son mal persiste encore. L’EOGK a fait de même avec un étonnant aller-retour de son coach Ali Kaâbi ! Le mal a même touché les deux premiers au classement, l’EST et le CA, contraints à changer leur staff technique. Le manque de résultats, de moyens, de discipline et parfois de chance — le cas Nabil Maâloul — a été fatal à quelques entraîneurs malgré leur compétence. Ce phénomène risque de coûter leur place à d’autres techniciens qui sont déjà sur la sellette. Kamel ZAIEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com