Festival de la Médina : Un bilan positif dans l’ensemble





Dans sa 23ème édition, qui vient de se dérouler du 7 au 29 octobre, le Festival de la Médina a tenu toutes ses promesses. Seule ombre au tableau, les espaces dédiés à cette manifestation, en dehors du Théâtre municipal de Tunis, n’ont pas draîné le public tant souhaité. En vingt trois ans d’existence, le Festival de la Médina, dont le programme a été relooké et étendu aux autres espaces de la Médina, lors de cette édition qui vient de se dérouler — a confirmé toute sa maturité. Son programme, aussi riche que varié, illustre parfaitement le prestige et l’aura dont cette manifestation ramadanesque continue de bénéficier, au fil des années. Comme à l’accoutumée, le festival a répondu à ses dimensions nationale, arabe et internationale. Toujours fidèles à l’aspect authentique et, surtout, à leur souci de promouvoir les créations musicales nationales qui font la symbiose entre le passé et le présent, le sacré et l’exotique, les organisateurs de cette manifestation ont donné une place de choix à des spectacles musicaux inédits. Ceux-ci ont attiré, comme d’habitude, le public des mélomanes tunisiens. Parmi les soirées qui ont retenu l’attention des habitués de ce festival, on cite, notamment, celle du «minaret et la tour» de Riadh Fehri qui a ouvert le bal des spectacles tunisiens, dès le lundi 10 octobre. D’autres soirées tunisiennes, à l’instar de «Angham al Assil» de Fethi Zghonda, ou «Rouhaniet» d’Ali Sriti et Leila Hajaïej ainsi qu’une suite tunisienne concoctée par Kamel Ferjani, ont draîné une foule d’habitués et de férus de spectacles nationaux. Aux côtés de ces soirées, les autres espaces de la Médina ont accueilli lors de cette session, des spectacles forts intéressants, à l’instar des «Variations orientales», une soirée conçue par Mohamed El Mejri, que l’espace Dar H’ssine a abritée, ou «Jazz and Blues», au palais Kheireddine. En plus de ces spectacles, des soirées poétiques et des conférences ont été au menu du programme. Même si ces dernières soirées n’ont pas draîné un public aussi nombreux que celui du Théâtre municipal de Tunis, il faut reconnaître qu’elles ont contribué, cette année, à la délocalisation des spectacles du Festival de la Médina, dont la plus grande partie des manifestations a lieu traditionnellement à la prestigieuse Bonbonnière de Tunis. Mais c’est «la Médina fait son cinéma», une série de projections de courts métrages, en plein air qui a constitué la grande nouveauté du programme de cette édition. Celle-ci a draîné un grand nombre des jeunes cinéphiles au niveau des espaces de la Médina, tandis que toutes les soirées ou presque organisées au Théâtre municipal de Tunis, comme : «Angham al Assil», le concert de chants de Lotfi Bouchnaq et la suite tunisienne qui a vu la participation de Sonia Mbarek, Zied Gharsa, Nabiha Karaouli et Zine El Haddad, ont attiré un public record. * Soirées arabes alléchantes Force est de souligner que les soirées animées par les artistes étrangers notamment arabes ont draîné un public grandiose. Parmi les prestigieux invités de cette édition, il faut citer Hiba Kawas et l’Orchestre symphonique libanais qui ont eu l’honneur d’inaugurer le vendredi 7 octobre dernier, cette session. Mais l’événement de cette édition fût, surtout, la triple prestation de Sabah Fakhri qui a signé d’affilée trois soirées, au Théâtre municipal de Tunis, à guichets fermés, les 22, 23 et 24 octobre écoulé. De son côté, les musiciens marocains, notamment, l’Orchestre marocain de musique arabe, sous la direction de Salah Echarkaoui El Morsali et Karima Sakli, ont signé deux spectacles haut en couleur au Théâtre municipal le 15 et le 16 octobre dernier. Outre ces soirées arabes, il faut noter celle de Fado animée, par Cristina Branco le 12 octobre et les soirées d’Uzereau et d’Antonella Ruggiero, données respectivement les 20 et le 21 octobre au Théâtre municipal. Ces soirées en plus de quatre spectacles africains au Palais Kheireddine animés par des artistes talentueux, à l’instar de Hadja Kouyaté, d’Ali Boulo Santo, entre autres, ont donné à cette 23ème édition, sa dimension internationale habituelle au grand bonheur des férus des spectacles, toutes catégories confondues. Ousmane WAGUE


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com