Bureau fédéral : Le statu quo ne fera de mal à personne





Trêve de championnat aidant, on ne trouve mieux ces derniers jours que la situation du Bureau fédéral de la FTF pour parler football. On va même très loin alors que l’intérêt national n’incite point à en faire une affaire d’Etat. Il est vrai que la FIFA a clairement recommandé à toutes les fédérations nationales de passer par les urnes pour élire un bureau fédéral et ne plus compter sur les désignations. Or, le problème de la FTF n’a rien à voir avec cette recommandation car tout le monde est convaincu de la nécessité du passage par les élections pour tous les candidats et la tutelle ne compte plus procéder par une quelconque désignation. Le message de la FIFA est clair et doit être mis en application. Or, ce qui se fait et s’entend actuellement tend à faire comprendre que la Fédération tunisienne n’a pas adhéré à ces consignes et n’est pas prête à le faire. A travers les articles de presse et les émissions sportives télévisées, on a totalement oublié les véritables maux de notre football pour se concentrer sur des faits qui, en réalité, n’ont pas eu lieu puisque l’élection d’un nouveau BF n’est pas encore d’actualité et les recommandations de la FIFA n’ont pas encore été... ignorées. * Utile pour l’intérêt national C’est à se demander si tous ces gens qui s’agitent veulent réellement faire du bien au football national ou s’impatientent de régler des comptes avec certains membres fédéraux. Pourtant, nous sommes tous conscients du travail collectif réussi à la FTF, qui a finalement aidé à qualifier l’EN au Mondial 2006, ce qui constitue l’objectif majeur de son mandat. De même, Roger Lemerre, le sélectionneur national, n’a jamais caché sa satisfaction des conditions de travail et de sa collaboration avec les membres fédéraux chargés de l’EN. Ce qui veut dire que le statu quo pourrait fort bien favoriser la Sélection tunisienne et lui assurer la meilleure préparation pour un événement aussi exigeant que le Mondial. Que l’actuel Bureau Fédéral demeure en place jusqu’au mois de juin 2006 ne fera de mal à personne en Tunisie, et seule la FIFA pourrait le contester, mais elle ne l’a pas fait pour le moment. Nous osons même croire que Joseph Blatter, le patron de la FIFA et grand ami de la Tunisie, va sûrement «fermer l’œil» et patienter encore quelques mois en espérant, bien sûr, voir le futur BF passer par les urnes et le jeu des désignations totalement rejeté. Il s’agit là d’un scénario idéal pour l’EN et le football tunisien car, après tout, six ou sept mois de retard, pour cause d’intérêt national, ne devraient pas faire un grand mal et seuls les futurs candidats au BF en souffriraient peut-être. Alors, que cesse cette campagne qui, espérons le, a été déclenchée sans arrière-pensées. Le statu quo pendant quelques mois est profitable, pourquoi alors mener une telle bataille pour nous en priver ? Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com