Don Quichotte au Cinéma : Une légende qui tourne avec les vents





Du 28 septembre au 14 décembre et à l’occasion de la célébration du 400ème anniversaire de l’apparition de l’œuvre de Don Quichotte, du légendaire Cervantès, l’Institut culturel qui porte son nom lui rend hommage… Conférence, projections et exposition pour les plus passionnés de nos cinéphiles. Adapter au cinéma un essai, un roman ou autre œuvre littéraire n’est pas à la portée de tout le monde et s’avère un pari à multiples risques. Surtout quand on s’attaque à une œuvre légendaire comme Don Quichotte, l’héros fétiche de Cervantès, fabriqué par la folle imagination de ce grand de la satire et de l’humour du 16ème siècle. Au cours de ces dernières décennies, on compte au moins une centaine de films réalisés par une pléiade de cinéastes de par le monde, sur le fabuleux personnage de Don Quichotte. L’Institut Cervantès de Tunis a sélectionné une dizaine de bobines tournées par des grosses pointures du cinéma contemporain comme «Don Kihot» de Grigori (Prix du meilleur film lors concours attribué par le Comité du Festival de San Sebastian, 1964) et qui sera projeté au siège de l’Institut Cervantès, le 28 septembre après la conférence «Don Quichotte : du roman au cinéma» qui sera donnée à 16h00 par le professeur Kamel Ben Ouanès. D’autres films plus récents sont aussi au programme tels que «Don Quijote» de Orson Welles, «Don Quixote» de Peter Yates (2000) ou «El Caballero Don Quijote» de Manuel Gutierrez Aragon (2002). Et ça va continuer… Car, Don Quichotte continue à inspirer nos contemporains. L’œuvre, quatre fois centenaire, épouse tout temps et tout espace, dégage de la critique douce-amère et tente de combler les gouffres de la vie socio-politique. Elle est donc un champ intarissable de données et de détails ciselés presque à la perfection et une bonne matière à exploiter par l’image. Dans ce sens, les points de vues des cinéastes se sont multipliés sur la distance avec l’œuvre originale. Où l’important est de broder sur le personnage, symbole de noblesse qui, sur son cheval Rossinante, part à l’aventure avec sa paysanne ou «dame de ses pensées», Dulcinée du Toboso, accompagné de son serviteur, Sancho Pança, et non de restituer le fabuleux terrain de jeux, accessoires, costumes, décors patinés par le temps. Cela vient en second plan. Le personnage et sa bande qui croient fermement en la vertu du bien font donc bonne figure dans toutes les circonstances, désespérément en quête des valeurs pour changer le monde. Qui refuse finalement de changer. Ce qui explique la noblesse de cette œuvre espagnole qui ne risque pas de tomber en désuétude. L’Institut Cervantès a aussi choisi, pour l’occasion, des affiches sur les réalisations cinématographiques autour de cette légende immortelle. Elles sont actuellement exposées au siège du centre culturel. Pendant le mois d’octobre qui coïncide avec Ramadan, la projection est prévue à 11h00 du matin au lieu de 16h00. Z. ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com