Liban : Le FBI en plein Beyrouth





Des policiers du FBI américain ont commencé leur travail d'assistance aux services de sécurité libanais qui font face à une vague d'attentats visant journalistes et hommes politiques anti-syriens, alors que de nouvelles interpellations ont eu lieu dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri. Le Quotidien - Agence Cinq officiers du FBI ont examiné hier la voiture de May Chidiac, la journaliste vedette de la chaîne de télévision privée LBC, grièvement blessée dimanche dans un attentat à Beyrouth. Une charge de 400 g de TNT avait été placée sous le siège de sa voiture. Les auteurs des 14 attentats qui ont ensanglanté le Liban au cours des 12 derniers mois n'ont pas été démasqués et les responsables libanais en craignent de nouveaux. Mardi soir, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a estimé qu'«à l'approche de la date de la remise du rapport Mehlis (de la commission de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri), nous risquons d'être la cible de nouveaux attentats». Les Etats-Unis ont envoyé des policiers après l'appel lancé par Siniora après l'attentat contre May Chidiac. Ce n'est pas la première fois que Washington envoie ses policiers pour enquêter. Après l'assassinat le 2 juin du journaliste anti-syrien, Samir Kassir, suivi 19 jours plus tard par celui de l'ancien dirigeant communiste Georges Hawi, des équipes américaines avaient effectué des prélèvements sur les lieux de l'attentat. La France a affirmé être prête à aider logistiquement et techniquement les services de sécurité libanais. Elle attend que le Liban formule des demandes précises. Les ministres de la Défense et des Télécommunications, Elias Murr et Marwan Hamadé, ont accusé la Syrie de la vague d'attentats et notamment des tentatives d'assassinat à la voiture piégée qui les ont visés respectivement les 12 juillet et 1er octobre 2004. Par ailleurs, des agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) sont intervenus hier au siège de la société de téléphonie mobile Alpha après avoir perquisitionné la veille le siège d'une autre compagnie la MTC, dans le cadre de l'enquête de l'Onu sur l'assassinat en février de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, menée par le juge allemand Detlev Mehlis. Au total, 17 employés de MTC ont été interpellés «car des soupçons planent sur une éventuelle falsification des écoutes des communications téléphoniques qui ont eu lieu le jour de l'assassinat de Hariri» selon une source des services de sécurité. «Le contenu des communications téléphoniques constitue, aux côtés des aveux et d'indices matériels, la trame du rapport de M. Mehlis», a-t-on ajouté sous le couvert de l'anonymat. Le journal as-Safir a affirmé hier que la commission d'enquête créée par la résolution 1595 du Conseil de sécurité «dispose de preuves sur l'implication de services de sécurité libanais et syriens dans l'assassinat de Hariri».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com