Zouaoui, Ben Yahia et le Derby : A chacun sa… comédie !





Il y a eu beaucoup de commentaires, d’interrogations, d’explications et d’accusations à l’issue du derby. Malheureusement, on a très peu parlé de football et ce sont les épisodes extra-sportives qui ont pris le dessus. Du côté du Club Africain, on a vite oublié le rendement des joueurs, le bon positionnement en première mi-temps et les errances de l’équipe à la reprise. La crise qui a éclaté dans les vestiaires a détourné les regards sur les erreurs tactiques commises au cours du match et au lieu de parler du mauvais fonctionnement de l’équipe et son incapacité de réagir, on s’est réfugié derrière un geste malheureux et inadmissible de Selliti pour justifier la défaite. Le coach Youssef Zouaoui a déclaré qu’il ne pouvait diriger une équipe où figurent des joueurs aussi indisciplinés. Il a peut-être raison, mais on est en droit de s’interroger sur les raisons de son attitude car, au fait, il a montré son attachement au fair-play lors de ce match contre l’EST, un club qu’il a eu à entraîner pendant de longues saisons alors qu’il avait pu agir de la même sorte une semaine auparavant à l’occasion de l’autre derby face au ST. Ce jour-là, le CA a marqué le but d’égalisation alors qu’un joueur stadiste gisait sur le gazon. Le jeu a continué et les joueurs clubistes n’ont pas respecté les règles du fair-play, alors que leur entraîneur était resté sans réaction et n’a rien déclaré à propos de cet épisode. Une semaine après, il a curieusement montré son attachement au fair-play et en a fait presque une question de vie ou de mort ! Là, c’était évident que Zouaoui faisait fonctionner son penchant à la correction sur commande et selon l’adversaire d’en face. On ne peut que condamner le geste de Selliti, mais de là à en faire le véritable tournant du match, c’est tout de même assez exagéré. Dans l’autre camp, Khaled Ben Yahia a fait montre d’une plus grande intelligence. Après ce qui s’est passé à La Marsa et son écart de conduite envers le quatrième arbitre, un geste qui devait en réalité être sanctionné plus sévèrement, le coach espérantiste s’est rattrapé en demeurant calme pendant le derby et même à l’issue du match. Il a évité, avec adresse, de tomber dans l’euphorie et il a réussi d’un joli coup de maître, à faire oublier son précédent dérapage. Ainsi, le derby a fait découvrir d’autres visages des deux entraîneurs en place. L’un s’est fait «embellir» de manière intelligente, alors que l’autre a craqué car son alibi n’était point convaincant. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com