5 GI’s tués en Irak : La Résistance s’intensifie, l’armée US sévit





L’armée américaine a annoncé que cinq GI’s ont été tués hier dans une embuscade à Ramadi, à l’Ouest de Bagdad. Selon le communiqué rendu public hier par l’armée US, une bombe a explosé au bas-côté d’une route qu’empruntait un véhicule US, ce qui a provoqué la mort de 5 GI’s de la 2ème division. Par ailleurs, l’armée US a fouillé hier la maison d’un haut responsable sunnite, conseiller du président Talabani et ce, au moment où la Résistance s’intensifie en Irak où six personnes ont été tuées. Le Quotidien-Agences L'armée américaine a perquisitionné dans la nuit de mercredi à jeudi le domicile d'un conseiller du président irakien Jalal Talabani et secrétaire général d'un important rassemblement d'organisations sunnites, Adnane al-Doulaïmi, a affirmé le Parti islamique dans un communiqué. "La nuit dernière, les forces américaines ont fait irruption au domicile à Bagdad d'Adnane Al-Doulaïmi, secrétaire général de la Conférence du peuple irakien, et ont arrêté quatre gardes de la maison", a affirmé ce principal parti sunnite, qui fait partie de la Conférence. Evincé à la fin juillet de la tête du Waqf sunnite (biens religieux), Doulaïmi est depuis peu conseiller pour les affaires religieuses du président Jalal Talabani. Selon le Parti islamique, l'armée américaine a également fouillé le domicile de Hareth al-Obeïdi, un autre membre de la Conférence du peuple irakien, qui rassemble les principaux partis et organisations politiques et religieuses sunnites. "Le Parti islamique irakien dénonce ces opérations et demande l'arrêt de ces attaques injustifiées contre les Irakiens, surtout contre ceux qui se sacrifient pour leur pays", poursuit le communiqué. Ces perquisitions interviennent au moment où la Résistance s’intensifiait en Irak où six personnes ont été tuées encore jeudi, alors que les responsables de la petite Eglise anglicane d'Irak sont présumés morts après leur disparition il y a deux semaines. L’explosion de trois voitures piégées à Balad a fait, par ailleurs, une cinquantaine de morts parmis les Irakiens. A Bagdad, des inconnus ont ouvert le feu sur un minibus transportant des employés du stade de football al-Chaab dans le quartier al-Machtal tuant deux d'entre eux et en blessant sept autres. Toujours dans la capitale irakienne, des hommes armés sont descendus d'une voiture et ont tué deux employés d'une boulangerie appartenant à des chiites, selon une source du ministère de l'Intérieur. Deux policiers ont en outre été tués à Bagdad dans des échanges de tirs avec des insurgés, a-t-on précisé. La veille, une quinzaine de personnes ont péri dans des attaques en Irak, dont cinq dans une attaque-suicide perpétrée par une femme à Tall Afar (nord-ouest), une semaine après l'annonce de la fin d'une vaste opération irako-américaine destinée à nettoyer cette ville des rebelles et des combattants étrangers. Le président Bush, dans une brève déclaration à la presse à la Maison Blanche mercredi, a réitéré sa prédiction d'une recrudescence de la violence avant le référendum sur le projet de nouvelle Constitution le 15 octobre et les élections générales en décembre, tout en soutenant que son pays avait une "stratégie claire" en Irak. S'agissant des religieux anglicans, "ils sont presque certainement morts", a dit à Nicosie le très révérend Clive Hanford, évêque du diocèse de l'Eglise épiscopale pour Jérusalem et le Proche-Orient, dont dépend l'Eglise anglicane d'Irak. L'alerte avait été donnée quand le pasteur Maher Dakel, sa femme Mona, leur fils Yehya, pianiste de l'église, le pasteur Firas Raad, et leur chauffeur, ne sont pas arrivés comme prévu à l'église Saint Georges de Bagdad, il y a deux semaines. Ils avaient décidé de rejoindre Bagdad depuis la Jordanie en empruntant la route. Le 13 septembre, l'Eglise apprenait qu'ils auraient été attaqués sur le chemin du retour, entre les villes de Ramadi et Falloujah, à l'ouest de Bagdad. Cette région, qui fait partie de la province d'al-Anbar. ______________________________ Réduction des troupes Le commandant US en Irak prudent Le Quotidien-Agences Le commandant des forces américaines en Irak, le général George Casey, a fait part de ses doutes quant à ses précédentes déclarations sur une possible réduction l'année prochaine du contingent américain. En mars puis en juillet derniers, le commandant des 147.000 soldats américains déployés en Irak avait prédit une réduction "relativement importante" de leur nombre au printemps ou à l'été 2006 si la transition politique et la formation des forces irakiennes de sécurité se passaient bien. Au Pentagone, on évoquait alors le rappel de 20.000 à 30.000 hommes. Mais, à l'issue d'une audition à huis clos devant des parlementaires, le général Casey s'est fait beaucoup plus prudent sur la question. "Je pense que nous sommes en ce moment dans une période d'incertitude un peu plus grande que lorsqu'on me posait cette question en juillet et en mars", a-t-il dit. Le commandant américain a notamment évoqué l'attitude à venir de la minorité sunnite lors du référendum sur la Constitution, fixé au 15 octobre, puis aux élections générales prévues deux mois plus tard. "Par conséquent, tant que nous n'en aurons pas fini avec ce processus politique, avec ce référendum et avec les élections de décembre, je pense qu'il sera trop tôt pour parler" d'une réduction des troupes, a-t-il insisté. ______________________________ Le Japon pourrait retirer ses troupes au printemps 2006 Le Quotidien-Agences Le Japon examine la possibilité de retirer ses troupes du sud de l'Irak, où elles sont déployées depuis 2004, dans la première moitié de l'année prochaine, a affirmé hier le quotidien Yomiuri Shimbun. Selon le Yomiuri, les autorités de Tokyo doivent tenir compte du retrait de Samawa, programmé en mai 2006, des soldats australiens et britanniques qui assurent actuellement la protection du contingent nippon. La Constitution pacifiste nippone interdit aux soldats japonais de faire usage de leurs armes. Tokyo prend également en considération la formation d'un nouveau gouvernement irakien prévue à la fin de l'année, selon le quotidien. Japonais, Américains, Britanniques et Australiens sont censés discuter de l'avenir des troupes basées à Samawa dans les prochains jours à Londres, précise le Yomiuri.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com