Deux soldats US et un Danois tués en Irak : Un message de la Résistance à deux semaines du référendum





• Contre-offensive US à la frontière syrienne Deux GI’s, un militaire danois et sept policiers irakiens ont été tués hier en Irak au moment où l’armée américaine lançait une opération “main de fer” à la frontière syrienne. Des attaques et des contre-attaques de nature à affaiblir les politiciens irakiens au moment où ils peaufinaient le projet de la Constitution. Le Quotidien-Agences Deux soldats américains ont été tués hier dans deux attaques distinctes à Bagdad et dans le nord de l'Irak, a annoncé l'armée américaine. Un soldat appartenant à la Task Force Baghdad, responsable de la sécurité dans la capitale irakienne et ses alentours, a été tué dans l'explosion d'un engin artisanal contre sa patrouille à l’aube dans le centre de Bagdad, selon un communiqué. Le deuxième soldat est mort près de Baïji, à 200 km au nord de la capitale, après que son véhicule de patrouille eut percuté une mine vers midi. Toujours du côté des forces multinationales, un membre du contingent militaire danois a été tué et deux autres ont été blessés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à la périphérie de Bassorah, dans le Sud chiite de l'Irak. Cette attaque, annoncée par la police irakienne, a été confirmée par la suite par le ministère danois de la Défense à Copenhague qui n'a pas fourni de bilan, une enquête étant en cours. Côté irakien, sept policiers ont été tués hier dans des attaques à Bagdad et au nord de la capitale, ont indiqué des sources sécuritaires. * “Main de fer” Entre-temps, l’armée américaine a lancé hier matin une opération, baptisée Iron Fist, ou "main de fer", contre un repaire d’hommes armés proche de la frontière syrienne dans l'ouest de l'Irak, selon un communiqué. Une force d'environ 1.000 soldats américains est engagée dans l'opération contre "un sanctuaire terroriste connu" situé dans la ville de Sadah, à environ 12 km de la frontière avec la Syrie, dans la province d'al-Anbar, selon ce communiqué. Depuis début mai, les forces américaines et irakiennes ont multiplié les offensives contre la guérilla, notamment dans la province sunnite d'Al-Anbar, qui est l'un des principaux foyer de la rébellion. Toutes ces opérations s'effectuent sur les localités qui s'étendent le long du fleuve Euphrate, de la frontière syrienne aux abords de la capitale irakienne. Selon les Américains, cette zone est l'un des principaux axes de pénétration de combattants étrangers en Irak. L'opération Iron Fist est présentée comme une riposte à "l'escalade de la campagne d'intimidation et de résistance de Sadah contre la population locale et les autorités municipales". Elle doit aussi contribuer à améliorer la sécurité pour le référendum du 15 octobre en "interdisant aux combattants étrangers de se déverser (en Irak) par la frontière syrienne", selon le communiqué. * Les politiciens en action Précisément, et à propos de ce référendum, les politiciens, poussés par les Etats-Unis, continuaient à peaufiner une version de texte susceptible de convenir aux sunnites. "Il y a des négociations compliquées à trois parties, différentes factions défendant des intérêts différents", a dit samedi à l'AFP un responsable occidental dans la capitale irakienne. "Il y a le sentiment dans la communauté sunnite que ce n'est pas une bonne Constitution", selon l'observateur occidental. Et pour cause, selon un autre observateur étranger à Bagdad, qui qualifie la future Constitution de "texte de circonstance, rédigé trop rapidement, pour satisfaire à des échéances". Les discussions portent sur de "simples affinements additionnels" au texte, selon le responsable occidental, qui a précisé qu'il "n'y a pas d'accord à ce stade". Les ajouts en discussion portent sur la mention que l'arabe est une des langues officielles, avec le kurde, dans la région du Kurdistan, mais aussi sur la définition de l'unité du pays et surtout sur les moyens d'établir des régions regroupant plusieurs provinces, selon des sources politiques irakiennes. Ceci étant, comme le remarque l'observateur étranger, "il y a peu d'opposition vocale au texte chez les responsables sunnites, car pour eux l'enjeu principal est maintenant les élections générales". Ce que confirme le responsable occidental selon lequel les sunnites "se préparent aux élections", qui doivent se tenir au plus tard avant le 15 décembre. _________________________________ Contredisant les propos du Pentagone : Bush se félicite de “l’efficacité” des forces irakiennes Le Quotidien-Agences Le président américain George W. Bush s'est félicité hier de "l'efficacité croissante" des forces de sécurité irakiennes, et ce malgré les propos d'un haut responsable du Pentagone qui avait indiqué que le nombre d'Irakiens capables de combattre sans les Américains était en recul. "Je suis encouragé par l'augmentation du nombre et des capacités des forces de sécurité irakiennes. Aujourd'hui ils ont plus de 100 bataillons opérant dans le pays et nos commandants nous rapportent que les forces irakiennes combattent avec de plus en plus d'efficacité", a-t-il ajouté lors de son allocution radiodiffusée hebdomadaire. Ses propos sont intervenus alors que le commandant des forces américaines en Irak, le général George Casey, avait admis jeudi devant une commission parlementaire que les forces irakiennes étaient moins nombreuses aujourd'hui qu'il y a quelques mois à pouvoir combattre sans le soutien des Américains. Bush a aussi prédit "un travail plus difficile et plus dangereux" en Irak, soulignant que les Résistants pourraient accroître leurs attaques avant le referendum sur la Constitution le 15 octobre. _________________________________ Abou Gharib : L'armée américaine libère près de 500 prisonniers Le Quotidien-Agences L'armée américaine a libéré hier 464 détenus de sa prison d'Abou Gharib, près de Bagdad, portant à près de 1.000 le nombre d'Irakiens élargis depuis le début de la semaine dans ce centre de détention, ont constaté des journalistes. Les détenus, habillés d'une dichdacha blanche neuve et un exemplaire du Coran à la main, ont été rendus à la liberté à la mi-journée, dans le cadre d'une libération qui a débuté lundi. Cet élargissement avait été demandé par le gouvernement irakien en vue de la célébration prochaine du mois de ramadan, et survient peu avant la tenue du référendum sur le projet de Constitution, le 15 octobre. "Je veux que vous retourniez dans vos familles et que vous participiez au processus politique. Rentrez et devenez de bons citoyens. Votez! Vous êtes des Irakiens et vous avez le droit de participer" à ces élections, a affirmé le vice-Premier ministre Abed Motlaq al-Joubouri présent à la prison. "Le gouvernement irakien et la Force multinationale en Irak ont décidé de libérer les détenus afin de leur permettre d'être avec leur famille (...) et célébrer le mois saint du ramadan et aider à la construction d'un Irak nouveau", avait indiqué l'armée américaine. C'est la deuxième libération d'un aussi grand nombre de détenus d'Abou Gharib, après celle d'un millier d'entre eux survenue entre le 24 et le 27 août. La prison, située à la périphérie ouest de Bagdad, a été au centre d'un scandale après que la presse américaine eut révélé en avril 2004 que des soldats américains y avaient maltraité et humilié des détenus irakiens.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com