Au lendemain de heurts interpalestiniens meurtriers : Gaza à bout de nerfs





Le Quotidien-Agences Le chef d'un collectif regroupant les différents mouvements palestiniens a affirmé que les heurts, ayant fait trois morts avant-hier soir, avaient été "contenus". "Nous avons contenu les incidents d'hier et tous les hommes armés ont été retirés des rues. Les choses se sont calmées et nous espérons un retour à la normale", a déclaré Ibrahim Abou Al-Naja, secrétaire général du Comité de suivi, un organisme regroupant des représentants des mouvements palestiniens, dont le Hamas et le Fatah. "Nous avons parlé hier aux parties concernées qui ont ordonné à leurs hommes armés de regagner leurs positions", a-t-il ajouté. Trois Palestiniens, dont un officier de police, ont été tués et plus de 50 autres blessés avant-hier soir lors de violents affrontements ayant opposé la police et des militants du Hamas. Selon une source de sécurité, tout a commencé par une simple altercation impliquant Mohammad Al-Rantissi, fils d'un dirigeant du Hamas assassiné en 2004 par Israël. Les choses ont ensuite dégénéré et des affrontements armés ont éclaté entre policiers armés et activistes du Hamas, qui ont notamment attaqué au lance-roquettes antichar un poste de police dans le camp de réfugiés de Chatti. Ces heurts étaient les premiers de cette ampleur dans la Bande de Gaza depuis le retrait israélien de ce territoire qui s'est achevé le 12 septembre, après 38 ans d'occupation. Les autorités palestiniennes ont fait porter "l'entière responsabilité" pour ces incidents au Hamas, qui à sont tour a accusé dans un communiqué "certains cercles dans l'Autorité palestinienne de pousser vers l'affrontement avec le Hamas". La tension était toujours palpable hier dans Gaza où la police palestinienne a considérablement renforcé sa présence, multipliant les patrouilles dans les différents quartiers. La sécurité était particulièrement stricte aux abords du commissariat central de police dans le centre de Gaza où des policiers masqués d'une unité spéciale ont été déployés et les rues attenantes fermées à la circulation. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Tawfiq Abou Khoussa a pour sa part affirmé que la police poursuivrait, malgré les heurts de dimanche, "sa campagne visant mettre fin au port d'armes" en public, lancée la semaine dernière. _____________________________ Des policiers font irruption au siège du Parlement Des dizaines de policiers palestiniens armés ont fait hier irruption au siège du Parlement à Gaza pour protester contre la mort de l'un des leurs la veille lors de heurts avec des militants du Hamas. Les policiers, certains en uniforme et d'autres en civil, ont scandé des slogans dénonçant le manque d'action de l'Autorité palestinienne face à l'anarchie sécuritaire. Certains d'entre eux ont ouvert le feu en l'air dans la cour du bâtiment. Les députés de la Bande de Gaza participaient par vidéoconférence à une séance du Parlement à Ramallah (Cisjordanie) consacrée à l'anarchie sécuritaire lorsque les policiers ont fait irruption dans les locaux. La séance a été interrompue. _____________________________ Processus de paix Sharon optimiste ! Al Qods occupée-USA Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a exprimé l'espoir que le processus de paix ferait des "progrès géants", à l'occasion d'une interview au quotidien Yédiot Aharonot pour la nouvelle année juive. "J'espère qu'il y aura des progrès géants durant la prochaine année pour le processus politique (avec les Palestiniens) et dans l'application de la feuille de route", un plan de paix international, a affirmé Sharon.Il a également indiqué qu'il avait eu dimanche un entretien téléphonique qu'il a qualifié de "plaisant" avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Les deux hommes devaient se rencontrer avant-hier, mais ce sommet a été annulé à la suite d'une flambée de violences dans la ?ande de Gaza.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com