A.S.M. – E.S.Z. (1 – 0) : Pragmatisme marsois, regrets zarzissiens





Les Marsois ont prouvé, une nouvelle fois, que même lorsqu’ils ne sont pas dominateurs, ils parviennent à forcer le destin. Aux antipodes de cette assertion, les Zarzissiens ont appris que, sans concrétisation, la maîtrise technique d’un match est un vain mot. Pour l’A.S.M donc, l’essentiel a été atteint. Et ce n’est pas peu, sachant qu’une kyrielle de joueurs faisait défaut, tels que Hirech, Rachid, Boussif, Azek, et… Mouihbi, même si ce dernier a joué une trentaine de minutes avant de céder sa place, étant encore sérieusement amoindri par les douleurs qu’il ressent aux adducteurs. Sans parler aussi de Rehifi, qui s’est blessé en cours de jeu. Toutes ces contrariétés, et face à un milieu adverse très technique, l’A.S.M a opté pour le jeu direct et en profondeur. Les poulains de Selmi ont ainsi fait d’une pierre deux coups, en évitant au maximum l’entre-jeu adverse et en s’épargnant physiquement, vu le manque de fraîcheur consécutif au marathon auquel ils furent soumis, avec trois matches en neuf jours. Les Marsois sont parvenus ainsi à se créer plusieurs opportunités avantageuses, sans pour autant avoir les rênes du match. Et ils ont pu terminer la partie en force, les dix dernières minutes s’étant assimilées à un véritable forcing, ponctué par le but de Bouchhioua à la 88’. Auparavant, Ali Selmi a troqué son habituel 4-4-2 par un 4-3-3 après l’incorporation de Jelidi à la place de Mouihbi, un joueur de couloir plutôt qu’un attaquant de pointe. Les Zarzissiens, pour leur part, ont donné à voir une belle assise à la lumière de leur 3-5-2, fait comme un gant au profil de leurs joueurs. En effet, les C. Hammali et Amri, comme excentrés, ont abattu un bel ouvrage. Jennaoui, Nebhani et Khouildi ont constitué la charnière centrale défensive avec des rôles bien définis, alors qu’à l’entre-jeu, Salhi et Gontassi ont excellé au niveau de l’équation récupération-relance. De son côté, Bahri a très bien animé le secteur offensif. Seule la concrétisation a fait défaut et les Zita et Faye, qui a relevé au préalable le Libyen A. Hammali, ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour avoir dilapidé des occasions de buts très nettes à (0-0) puis à 0-1. Les Sudistes peuvent certes invoquer les absences de Douaïeb et Mnafeg, ainsi que le déficit de 24 h de récupération par rapport aux Marsois, ayant joué jeudi, de surcroît un match plein et très engagé face à l’E.S.S, mais ils avaient franchement la possibilité de rendre à la raison leurs antagonistes. En tous les cas, cette équipe zarzisienne, l’avenir est pour elle. Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com