Les jeunes étudiants et Ramadan : à événement exceptionnel, ambiance spéciale





Dès que Ramadan arrive, nos jeunes concitoyens étudiants changent de rythme. Ils s’alignent sur l’ambiance du mois Saint chacun selon sa situation. Tunis - Le Quotidien Le mois de Ramadan est une période spéciale et exceptionnelle de chaque année. Jeunes et moins jeunes se préparent afin de s’adapter au mieux à l’ambiance de ce mois. Sans doute, le rythme de leur quotidien change ainsi que leurs habitudes. Mais nos jeunes concitoyens notamment étudiants se retrouvent avec des obligations propres à Ramadan. S’ils n’habitent pas chez eux, ils doivent, en effet, assumer la mission de la cuisine. Sinon, même en rentrant auprès de leurs parents, ils essaient d’inviter leurs camarades pour leur faire partager la chaleur du rituel de l’Iftar en famille. Achraf Nakti, Amine Chebbi et Mejdi Razgallah font partie des jeunes étudiants qui tantôt mènent un Ramadan en célibataire, tantôt joignent leurs camarades aux membres de la famille. Achraf Nakti est en cinquième année architecture à Sidi Bou Saïd. Il loue une maison avec deux amis. Et juste à côté d’eux, trois autres amis partagent aussi une maison. Puisque le mois Saint arrive “tout change bien évidemment”, nous dit-il. La première chose à faire, c’est de mettre les cours entre parenthèses. Ils n’ont d’yeux que pour Ramadan. “Les deux groupes d’amis se retrouvent sous un même toit. On répartit les tâches culinaires. Deux d’entre-nous dont moi-même assurons la cuisine. Le reste s’occupe de la vaisselle, la préparation d’un peu de recettes sucrées et tout ce dont on aura besoin”. En effet, il est hors de question pour ces étudiants de manger des sandwichs ou des pizzas comme d’habitude. Chacun donne de son temps pour que le jeûne se déroule dans la meilleure ambiance qui soit. “Le soir, on joue un peu aux cartes à la maison. Ensuite, on sort. C’est clair que nos soirées se prolongent jusqu’à une heure tardive”. Amine Chebbi est étudiant en tourisme. Bien que sa famille habite à Tunis, il reste au foyer à cause du trajet entre Sidi Dhérif et sa maison. “Avec mes amis, on prend les plats du restaurant de notre école. Par la suite, on rajoute tous seuls des briks et des salades. On a d’autres amis qui se joignent à nous et on partage de très bons moments ensemble”. Une fois l’Iftar terminé, Amine et ses amis s’adonnent volontiers aux soirées de Sidi Bou et La Marsa. Leurs destinations sont les cafés à l’instar de la plupart de leurs semblables. En effet, “Ramadan me convient énormément. C’est un régime pour moi car je mange bien. L’essentiel c’est que j’apprécie l’ambiance de ce mois qui, malheureusement, a perdu beaucoup de son charme”. Mejdi Razgallah est étudiant également en tourisme. Lui non pus ne rentre pas chez lui à Radès. Il habite au foyer. Mais, au mois de Ramadan, il fait une exception. Durant la première quinzaine du jeûne, il rejoint tous les jours sa famille en banlieue sud. “Je rentre chaque jour car mes parents partent à la Omra pendant la deuxième moitié de Ramadan. Donc on profite au maximum des soirs qu’on passe ensemble”. Mais en rentrant tous les soirs pour l’Iftar, Mejdi n’y va pas tout seul. Il emmène avec lui ses amis. “Ma mère aime bien recevoir les gens durant le mois Saint. On essaie alors d’être accompagné par des invités. D’autant plus qu’elle met le paquet avant de partir à la Omra”. Pendant la deuxième quinzaine, Mejdi plie bagages et retourne au foyer. Là-bas, il prend part avec plaisir au quotidien en célibataire. Dès qu’ils finissent leur dîner, ils se ruent vers les cafés. Et bien sûr “je me couche tard et je me réveille tard aussi”. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com