Nucléaire : Téhéran renvoie la balle aux Européens





Le Quotidien-Agences L'Iran n'acceptera pas de reprendre les négociations sur son programme nucléaire avec les Européens si ces derniers posent comme condition préalable la suspension totale des activités nucléaires ultrasensibles, a déclaré hier le ministère iranien des Affaires étrangères. "La République islamique d'Iran n'acceptera pas de négociations sous conditions", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. Il répondait à une question de la presse sur la position de Téhéran concernant la demande des pays européens qui exigent la suspension par l'Iran de toutes ses activités liées à la production d'uranium enrichi avant une éventuelle reprise des négociations. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont exhorté l'Iran lundi à suspendre de nouveau toutes ses activités nucléaires ultrasensibles, réaffirmant la volonté de l'UE de reprendre les négociations avec Téhéran. "Au lieu de parler de négociations et poser des conditions, les Européens feraient mieux de reprendre (les discussions). Ce sont les Européens qui ont interrompu les négociations", a affirmé Assefi, soulignant que "certains pays européens ont demandé ces derniers jours une reprise des négociations". "L'Iran est prêt à négocier dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mais insiste sur ses droits légitimes", a déclaré pour sa part le président du parlement Gholam-Ali Hadad Adel, cité par l'agence officielle Irna. "L'Iran a fait preuve de beaucoup de souplesse dans le dossier nucléaire malgré toutes les sensibilités à l'intérieur même du pays", a déclaré de son côté Akbar Hachemi Rafsandjani, chef du Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage du pouvoir iranien. "Nous espérons que l'autre partie ne commettra pas d'actes à risques qui auraient des conséquences non souhaitées", a ajouté l'ancien président Rafsandjani, faisant allusion à l'envoi éventuel du dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU, stipulé par une récente résolution de l'exécutif de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'Iran avait, il y a deux ans, suspendu la conversion d'uranium à titre de "mesure de confiance" durant ses discussions avec les Européens qui soupçonnent ainsi que les Américains que Téhéran développe un programme militaire nucléaire secret.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com