sous pression : Le Parlement irakien «réconforte» les sunnites





• L’armée US maintient la pression à la frontière syrienne Sous pression de l'ONU et des Américains, le Parlement irakien a modifié hier la loi du référendum afin que les sunnites puissent, le cas échéant, rejeter le projet de Constitution. Une concession faite aux sunnites au moment où l’armée américaine maintenait la pression sur les résistants à la frontière syrienne. Le Quotidien-Agences Le Parlement irakien a modifié à nouveau hier les règles de vote du référendum sur le projet de Constitution, à la demande de l'ONU et des Américains, pour placer sur un pied d'égalité partisans et adversaires du texte. Les députés ont adopté la nouvelle modification, par 119 voix sur celles des 147 élus présents, qui place sur un pied d'égalité les électeurs se prononçant pour ou contre le projet de Constitution lors du référendum du 15 octobre. L'ONU et les Etats-Unis avaient protesté contre une précédente modification des règles de ce vote, qui rendait plus difficile le rejet du texte, souhaité par les sunnites. Les sunnites, qui sont opposés au projet de Constitution, prônant notamment le fédéralisme, considéraient qu'ils seraient lésés. La modification adoptée hier stipule que la Constitution sera adoptée si une majorité de "votants" s'expriment en faveur du texte, et si deux-tiers des "votants" d'au moins trois provinces ne se prononcent pas contre. Le texte originel utilisait le terme imprécis d'"électeur" dans les deux cas de figure. Les députés l'avaient modifié dimanche en stipulant qu'il serait tenu compte des "votants" pour l'approbation de la Constitution, et des "inscrits" pour son rejet. L'ONU avait critiqué cette modification, une porte-parole de sa mission à Bagdad remarquant qu'elle "rendait quasiment impossible un rejet du texte par les sunnites". Les sunnites sont majoritaires dans au moins trois provinces d'Irak, et ils espèrent y obtenir une majorité de "non" au projet. Le débat précédant le vote de l'Assemblée nationale hier a donné lieu à de vifs échanges. Sami al-Askari, un membre de l'Alliance chiite, le premier groupe parlementaire à la chambre, a jugé qu'"on ne peut pas plier à la volonté des Nations unies, c'est très dangereux". * Attaques sur fond de pression Une attaque suicide à la voiture piégée a fait au moins 25 morts et 77 blessés devant une mosquée de Hilla, à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, fait savoir la police irakienne. L’attaque s'est produite alors que des fidèles chiîtes s'apprêtaient à pénétrer dans la mosquée à la tombée de la nuit, pour y célébrer le début du Ramadan. Le kamikaze a fait irruption au volant d'une voiture devant l'entrée principale et s'est alors fait exploser. Capitale de la province de Babil, Hilla fait partie des villes où la cohabitation est difficile entre la majorité chiîte et la communauté sunnite, venue en grande partie s'installer là à l'incitation du gouvernement de Saddam Hussein. Toujours sur le terrain, deux officiers de police ont été tués hier dans une attaque armée à Kirkouk, tandis que quatre agents de sécurité ont été blessés par balles au nord de Bagdad où une voiture piégée a explosé. Une nouvelle recrue de l’armée a subi le même sort à Beïji et un officier de police a été abattu dans les circonstances à Mossoul. Entre temps, l'armée américaine maintenait la pression hier sur les Résistants en Irak. Selon l'armée américaine, 42 résistants ont été tués depuis le début samedi de l'une des trois offensives en cours dans la province d'Al-Anbar, limitrophe de la Syrie et considérée comme une base d'Al-Qaïda en Irak. "L’armée US a, par ailleurs, annoncé hier soir, avoir intensifié ses opérations dans les régions à dominante sunnite du nord de Bagdad pour « sécuriser» le déroulement du référendum sur la Constitution. Deux autres opérations sont en cours plus en aval dans la vallée de l'Euphrate, par où, selon les Américains et les Irakiens, s'infiltrent les combattants étrangers venus de Syrie. ______________________________ Selon Talabani : Le PM irakien doit «corriger sa méthode» Le Quotidien - Agences Le Premier ministre Ibrahim Jaâfari doit “corriger sa méthode de travail”, a affirmé le président irakien Jalal Talabani hier au cours d’une conférence de presse à Prague. “Je ne pense pas que Jaâfari doive démissionner, je pense qu’il doit corriger ses méthodes de travail. Nous lui demandons de respecter la loi et de respecter l’équilibre dans l’alliance des Kurdes et des Chiites, c’est tout”, a-t-il dit, en réponse à une question. “Nous ne pensons que ce soit l’heure de demander la démission du gouvernement, mais nous pensons que c’est l’heure de corriger le travail du gouvernement”, a-t-il ajouté. Le Président Talabani et le président du Kurdistan d’Irak Massoud Barzani ont récemment reproché au Premier ministre d’accaparer le pouvoir exécutif, de ne pas respecter un accord d’alliance signé après les élections de janvier avant la formation du gouvernement et de favoriser les membres chiites du gouvernement.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com