Violences intestines : Le Fatah et le Hamas enterrent la hâche de guerre





Les chefs de plusieurs factions palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, ont promis de renoncer à la violence dans la résolution des conflits internes à la suite d'une fusillade entre des activistes du mouvement islamiste et des policiers qui a fait trois morts. Le Quotidien-Agences Farouk Kaddoumi, l'un des dirigeants du Fatah, faction du président palestinien Mahmoud Abbas, a fait savoir que les chefs des groupes palestiniens vivant en exil étaient convenus à Damas que seul le dialogue pouvait leur permettre de régler leurs différends. Selon Kaddoumi, ils ont décidé de "s'abstenir de toute forme de provocation politique ou médiatique pouvant nuire aux intérêts de notre peuple et à son unité nationale". Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a confirmé ces engagements mais défendu le droit de son Organisation à résister à l'occupation israélienne tout en jouant un rôle dans la vie politique palestinienne. "Tant que notre terre est occupée, le peuple palestinien et ses factions ont le droit de combiner résistance et activités politiques. La Résistance et ses armes sont dirigées contre l'occupation tandis que l'activité politique consiste à réorganiser la patrie des Palestiniens", a expliqué Mechaal. "Nous refusons tout dérapage vers les querelles intestines car les principes nationaux que nous avons établis stipulent qu'il est inacceptable de verser du sang palestinien", a-t-il ajouté devant des journalistes. Participaient aussi aux pourparlers de Damas des représentants, de rang moins élevé, d'autres factions palestiniennes telles que le Djihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine, Commandement général. Dimanche, un responsable de la police palestinienne et deux passants civils ont été tués dans des échanges de tirs entre des policiers et des activistes armés du Hamas. Cinquante personnes ont été blessées quand des activistes ont essayé de prendre d'assaut un commissariat de police peu après ces incidents, a fait savoir la police. La police palestinienne a déclaré que les fusillades de dimanche avaient éclaté après qu'une patrouille de police à Gaza eut constaté que les occupants d'une voiture - des activistes du Hamas - violaient un accord récemment conclu par les chefs politiques de plusieurs factions, interdisant aux militants de porter des armes en public. Selon le Hamas, les militants ont échangé des tirs avec les policiers dimanche "par mesure d'autodéfense" et pour protéger les maisons de plusieurs chefs politiques de l'organisation, visés d'après lui par des tirs de la police. "Nous avons un besoin urgent de renforcer notre unité nationale et de régler nos différends par le dialogue, et le dialogue seulement", a estimé Mechaal, qui a imputé à des interventions étrangères non précisées les tensions entre les factions. Des policiers palestiniens ont fait irruption lundi dans les locaux du Conseil législatif palestinien pour exiger des députés une mise au pas des activistes, et les parlementaires ont appelé Abbas à limoger le gouvernement, incapable selon eux de rétablir l'ordre.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com