De moins en moins populaire : Bush défend sa politique intérieure et sa stratégie en Irak





Le président américain George W. Bush a cherché avant-hier, lors d'une conférence de presse, à reprendre l'initiative en défendant les priorités de sa politique intérieure et sa stratégie en Irak, face au déclin de sa cote de popularité. Le Quotidien-Agences Sur l'Irak, le président américain a assuré que les Etats-Unis "ne quitterons pas" le pays où "les troupes américaines ont deux missions". "L'une est de traquer Zarqaoui et ses affiliés et les traduire en justice", a dit Bush, en rappelant le "succès" représenté par la mort la semaine dernière du numéro deux de la branche irakienne du réseau Al-Qaïda, Abdallah Najim Abdallah Mohammed al-Jouari, alias Abou Azzam. "La deuxième mission est de former les Irakiens", a-t-il souligné. "De toute évidence il reste du travail à faire, il faut préparer d'autres unités mais, comme je l'ai dit, plus de 30 bataillons sont en état (de combattre) et c'est un progrès décisif", a indiqué Bush. Ce dernier s’est, par ailleurs, félicité hier de la participation de troupes irakiennes aux opérations militaires en cours dans l’ouest de l’Irak. Il a évoqué les «grands progrès» effectués dans le recrutement de soldats, affirmant que 30% des troupes engagées dans les opérations militaires en cours dans l’ouest de l’Irak étaient composées d’Irakiens. Selon un sondage publié fin septembre, 58% des Américains désapprouvent la politique de leur président, réélu en novembre pour un second mandat de quatre ans. Bush a affirmé qu'il avait encore "plein" de capital politique et qu'il entendait maintenir les grandes options de son programme. Hier encore, le chef de file de l’opposition démocrate au Sénat américain, Harry Reid, a accusé la majorité et l’administration Bush de vouloir cacher la réalité de la situation en Irak, dénonçant l’annulation d’une réunion d’information avec le renseignement. * Le choix de Miers Il a toutefois répété qu'il endossait la responsabilité de l'impréparation des autorités fédérales pour faire face au cyclone Katrina qui a ravagé début septembre le sud des Etats-Unis. "Dans la mesure où le gouvernement fédéral n'a pas fait face à la tâche, j'endosse la responsabilité", a-t-il déclaré. Il a promis des aides fédérales pour aider à la reconstruction, tout en soulignant que le secteur privé devait jouer le rôle le plus important et appelant le Congrès à effectuer des coupes budgétaires pour les financer. Bush a toutefois consacré l'essentiel de sa conférence de presse à défendre son choix pour la Cour suprême. La nomination en septembre de John Roberts pour présider la plus haute institution judicaire américaine avait recueilli un assentiment assez général mais celle de Harriet Miers mécontente fortement les milieux conservateurs. S'affirmant "fièrement conservateur", il a estimé mardi avoir choisi "le meilleur candidat possible". La nomination de Miers doit être approuvée par le Sénat où les républicains disposent de 55 sièges pour 44 à l'opposition démocrate et 1 indépendant. Les démocrates ont accueilli plutôt favorablement le choix du président qui a espéré mardi que la confirmation de Miers intervienne avant la fin novembre. Les républicains et groupes de pression conservateurs estiment que Miers n'essaiera pas, une fois à la Cour suprême, d'abroger la loi autorisant l'avortement aux Etats-Unis. Bush a assuré qu'il ne faisait pas de cette question un "test-vérité" même s'il était favorable au "droit à la vie".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com