Le S.G de l’UDU au «Quotidien» : «Gare à ceux qui cherchent à déstabiliser le parti»





Aux commandes de l’U.D.U, M. Ahmed Inoubli n’arrive toujours pas à en finir avec les querelles intestines qui minent le parti. Dans l’interview qu’il a accordée au “Quotidien”, le nouveau secrétaire général de l’unique parti d’obédience purement nationaliste-arabe lance un avertissement à ses détracteurs: “La minorité devrait accepter les règles du jeu démocratique. Sinon, la machine disciplinaire se mettra en branle”... dit-il. Le Quotidien: La démission de M. Taïeb Fékih, membre du Bureau politique, suscite encore et toujours une polémique. Répond-t-elle aux conditions légales requises? Ahmed Inoubli: La démission de M. Taïeb Fékih est caduque. Ce membre du Bureau politique qui était sous l’emprise de la colère au cours du conseil national du parti tenu à Hammamet les 2, 3 et 4 septembre a annoncé oralement sa démission. Le règlement intérieur du parti stipule que la démission devrait être écrite. Mais l’intéressé lui-même, se considère toujours démissionnaire? Le Bureau politique ne peut examiner la démission que lorsqu’elle est écrite. Je crois que cette démission entre dans le cadre de la propagande politique. A la veille du congrès, certains membres cherchent à “courtiser” les militants. Et c’est légitime d’avoir des ambitions sur le plan électoral pour tous les Unionistes. Vos détracteurs contestent la tenue de la dernière réunion du Bureau politique et affirment que le quorum n’a pas été atteint. Qu’en est-il au juste ? Exception faite de M. Fethi Gueddiche, qui n’a pas pris part aux réunions du Bureau politique depuis plus d’une année, les autres membres se sont excusés pour des raisons personnelles. Il ne faut pas également oublier que le dernier conseil national a décidé de permettre au secrétaire général du parti de tenir des réunions du Bureau politique même si le quorum n’est pas atteint. Par ailleurs, on ne parle de quorum que lorsque le Bureau politique prend des décisions. Ce ne fut pas le cas vendredi dernier. Comment expliquez-vous donc la contestation? Les instigateurs des manœuvres cherchent à montrer que le parti n’est pas toujours stable. C’est faux. Le Conseil national de Hammamet a remis de l’ordre dans le jardin d’une façon définitive. Je défie quiconque qui affirme que l’UDU souffre actuellement d’une crise interne. Vous ne craignez pas que ces manœuvres mettent les bâtons dans les roues des préparatifs pour le congrès? La mission du Bureau politique actuellement ne consiste pas à gérer les affaires du parti mais de préparer le congrès du parti. L’UDU est désormais sur les bons rails. Le congrès se tiendra dans les délais impartis malgré tout. La minorité devrait respecter les règles du jeu démocratique. Sinon, la machine disciplinaire se mettra en branle. Nous ne permettrons à personne de mettre les bâtons dans les roues du congrès et de déstabiliser de nouveau le parti. Entretien réalisé par Walid KHEFIFI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com