C.A. : Selliti entre gestion d’une infection et relances du C.S.S.





L’heure de la reprise va sonner dimanche pour le Club Africain qui attend de pied ferme le CA Bizertin afin de renouer avec les victoires. Kamel Chebli en sera à sa deuxième sortie à la tête d’un ensemble qui avait déjà tourné à Sfax (0-0) définitivement la page Zouaoui. Double ration mardi et mercredi derniers avec deux séances par jour alors qu’une seule était prévue pour le reste de la semaine. Bonne nouvelle, dès mardi : tous les joueurs blessés sont «rentrés» progressivement dans le groupe et le match d’application d’hier devait fixer Kamel sur la formation qu’il entend aligner devant les Cabistes. L’infirmerie comptait ainsi en début de semaine Lassaâd Ouertani, Mohamed Mkacher, Oussama Sellami, Pape Touré et Dramane Traoré (blessure au nez). Mais tout ce beau monde a pu reprendre, d’abord selon un régime particulier, avant de travailler normalement avec le groupe. Le cas Mohamed Selliti mérite qu’on s’y attarde un peu puisqu’il donne une petite idée sur certains traits de caractère du «bomber» «rouge et blanc». Victime d’une grave infection intestinale, il a manqué deux séances sans donner de ses nouvelles. Il avait de la fièvre et dût rester trois jours sous antibiotiques. Son premier devoir aurait dû être d’avertir le Bureau directeur de sa maladie afin d’éviter le courroux de ses dirigeants et les interprétations des médias. En tant que joueur professionnel, il n’avait aucun alibi pour laisser ses employeurs sans nouvelles de lui et était mal placé pour leur en vouloir parce que, argue-t-il, ils n’ont pas demandé de ses nouvelles et ne se sont pas inquiétés pour son absence. Et bien, à l’ère des contrats professionnels et d’un football devenu tout simplement un job, on continue de jouer à cache-cache et à confondre sentimentalisme et respect des obligations contractuelles. Lundi dernier, Selliti, très affaibli, s’était donc présenté au Parc «A» et paraissait avoir perdu beaucoup de poids. Le lendemain, il n’avait pas suffisamment de forces pour soutenir les deux séances prévues, se contenant de courses en solitaire sans devoir forcer. Le second meilleur buteur du Championnat pourra-t-il être aligné dimanche ? Pronostic de son entraîneur : «Cela dépend de son comportement durant les séances de cette fin de semaine, analyse Chebli : S’il ne récupère pas totalement, il sera remplaçant face au CAB». * Rien ne vaut la transparence Mais le bonhomme entretient le suspense sur un autre front : celui de la date d’expiration de son contrat. Son club continue d’avancer qu’il reste Rouge et Blanc jusqu’au 30 juin tant que la licence qu’il a signée court jusqu’à cette date. Les responsables clubistes ont fixé deux rendez-vous avec l’ancien attaquant béjaois, puis stadiste. En vain puisque Selliti s’était à chaque fois dérobé, donnant l’impression de vouloir gagner du temps. Dès que ses dirigeants abordent avec lui ce thème, ses réponses deviennent confuses et l’on ne peut en tirer rien de vraiment concret ou de définitif. Dans les cercles clubistes, on n’a d’ailleurs pas hésité à faire le rapprochement entre l’attitude pas très nette du joueur et entre les approches répétées et les relances insistances du Club Sportif Sfaxien. On évoque même un contact entre Selliti et un dirigeant du club «noir et blanc» lors du déplacement du CA à Sfax pour y disputer le match de la 8ème journée de Ligue 1, il y a deux semaines. Toutes les parties auraient en tout cas intérêt à jouer à découvert et à sortir au clair. Si le Club Sfaxien entend engager Selliti, le meilleur moyen est de passer par le biais de l’employeur de l’attaquant lié par un contrat avec les «Rouge et Blanc». Cela rendrait également de grands services au joueur qui éviterait de la sorte les soupçons de la famille clubiste qui craint de le voir négocier en secret dans son dos cependant que Selliti continue, dans son style particulier, à assurer au clan du club de Bab Jedid qu’ils ont affaire à un homme de parole. Le plus court chemin, le plus efficace dans le monde professionnel, est de se montrer loyal et d’abandonner la ruse si tant est que celle-ci peut mener quelque part... S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com