Se déclarant ouvertement en faveur d’un changement de régime en Syrie : Israël passe à l’acte





Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a déclaré hier à la radio publique israélienne qu'un changement de régime en Syrie, qu'il a accusée d'être impliquée dans le terrorisme, était, selon lui, "de l'intérêt du monde entier". Le Quotidien — Agences "Notre intérêt est de dire au monde que la Syrie est impliquée jusqu'au cou dans le terrorisme, un terrorisme dirigé non seulement contre Israël mais aussi contre les forces de la coalition en Irak, et c'est pourquoi il est de l'intérêt du monde entier qu'il y ait (en Syrie) un autre Etat, libre et plus démocratique", a déclaré Shalom. Le ministre avait été invité à commenter la "une" d’hier du quotidien à grand tirage Yediot Aharonot selon lequel "les Etats-Unis estiment proche la fin du régime d'Assad", le président syrien Bachar al-Assad. "L'interêt d'Israël est qu'à sa frontière il y est un Etat qui ne soutienne pas le terrorisme. L'avenir dira si ce régime est proche de sa fin ou non. Mais il ne fait aucun doute qu'Assad a réussi quelque chose de stupéfiant: unir contre la Syrie l'ensemble de la communauté internationale", a répondu Shalom. "Israël, a-t-il souligné, doit se garder d'être impliqué dans ce qui pourrait se passer en Syrie". "Israël n'a aucune intention de se mêler de ce qui se passe là-bas alors que la communauté internationale toute entière agit sur ce plan", a ajouté le ministre. D’autre part, Israël avait relancé avant-hier ses accusations contre Damas. Selon l'Etat hébreu, la Syrie est impliquée dans l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, après la mort du ministre syrien de l'Intérieur Ghazi Kanaan. Il y a fort à craindre que Ghazi Kanaan "ait servi de victime expiatoire" pour couvrir l'implication des autorités syriennes dans ce crime, a déclaré Sylvan Shalom, ministre israélien des Affaires étrangères, cité par la radio publique. "Les Syriens sentent que la corde se resserre autour de leur cou" avant la publication du rapport de la commission de l'ONU, sur l'assassinat de Rafic Hariri, a-t-il ajouté. "Apparemment la Syrie a un lien avec cet assassinat qu'elle cherche à masquer", a-t-il estimé. Ghazi Kanaan, 63 ans, qui s'est donné la mort, faisait partie des personnalités syriennes interrogées fin septembre par la commission de l'ONU, enquêtant sur l'assassinat de Rafic Hariri. Plusieurs parties libanaises ont mis en cause la Syrie dans cet assassinat. * Mehlis quitte Beyrouth Pour sa part Detlev Mehlis, chef de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri, a quitté hier Beyrouth pour Vienne, a annoncé l'agence officielle libanaise ANI. De Vienne, le magistrat allemand -- qui prépare le rapport de la commission d'enquête devant être remis avant le 25 octobre au Secrétaire général de l'Onu Kofi Annan -- se rendra ensuite à New York, a ajouté l'agence. Le Liban a demandé officiellement jeudi à Annan la "prorogation du mandat de la commission jusqu'au 15 décembre" afin qu'elle apporte "le soutien nécessaire à la justice libanaise" dans le cadre de son enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, tué en février dans un attentat à Beyrouth. Cette demande de prorogation est due au fait que la "justice libanaise va poursuivre son travail et son enquête et qu'elle aura besoin de l'aide de la commission sur certaines questions", a expliqué le ministre de l'Information Ghazi Aridi. La prorogation du mandat de la commission est sans lien avec le rapport que doit présenter Mehlis à Annan, a-t-il dit. Votée en avril, la résolution 1595 du Conseil de sécurité de l'Onu, qui a créé cette commission d'enquête, autorise la prolongation de son mandat si le Secrétaire général ou "une autre partie" de l'Onu présente une demande en ce sens au Conseil de sécurité. ________________________________ Damas attaque le journal Al-Mostaqbal Un quotidien officiel syrien a vivement attaqué hier son confrère libanais Al-Mostaqbal, propriété de la famille de l'ancien Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri, à qui il reproche de ne pas croire la version de Damas sur la mort du ministre de l'Intérieur syrien Ghazi Kanaan. "Al-Mostaqbal, journal des héritiers politiques de Rafic Hariri, a mis en doute la thèse syrienne sur le suicide du ministre de l'Intérieur syrien Ghazi Kanaan, en utilisant un style grossier et en se basant sur des analyses malveillantes", écrit le directeur d'As-Saoura, Fayez Sayegh. Sayegh accuse "cette machine de presse d'avoir contribué d'une manière efficace à semer la division et la haine entre les deux peuples frères syrien et libanais, et à diffamer la Syrie à propos du rôle national qu'elle joué au Liban en inventant des informations pour déshonorer les responsables syriens, notamment ceux qui était présents dans ce pays".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com