Maroc : Vers un come-back de Naybet





La petite victoire, obtenue difficilement devant le Botswana samedi dernier, est venue confirmer les difficultés vécues par l’équipe de Badou Zaki ces derniers temps. Toutefois, les Marocains sont décidés à relever le défi le 8 octobre prochain à Radès. Tous les journaux marocains étaient revenus sur la baisse de régime que leur équipe a connue depuis quelques mois et ont, par contre, relevé les progrès des Tunisiens auteurs de cinq victoires consécutives au cours de ces éliminatoires combinées Mondial-CAN 2006. C’est le différend Zaki - Naybet qui continue à susciter les interrogations des médias marocains. D’ailleurs, au cours d’un débat-analyse lors d’une émission sportive sur une chaîne marocaine, de fortes critiques ont émané de techniciens et de journalistes à propos de la manière dont Zaki est en train d’en user pour gérer les affaires de la sélection, et surtout des origines du conflit entre l’entraîneur national et son joueur et capitaine Noureddine Naybet. «L’E.N. n’est pas la propriété de Zaki et il doit le comprendre. Le retour de Naybet est plus que nécessaire et on doit tous intervenir pour y arriver», devait même dire le consultant d’une émission sportive diffusée sur la chaîne 2M lundi dernier. A présent, une grande pression sur Badou Zaki qui va devoir prendre une décision très importante qui l’engage personnellement. Pour détendre l’ambiance et éviter une nouvelle vague de critiques, il pensera très probablement à rappeler Naybet pour le dernier match contre la Tunisie. La mission des Marocains s’annonce très difficile et leur entraîneur pourrait compter sur quelques surprises de dernière minute afin de brouiller les cartes de l’adversaire et contenter, également, ses détracteurs. Face à la Tunisie, on engagera une véritable «bataille» comme l’ont dit plusieurs personnes interrogées au cours de cette émission. C’est dire qu’il faut prendre très au sérieux cet adversaire malgré le fait que les Aigles de Carthage partent avec plus de chances pour aller au Mondial 2006. Roger Lemerre est averti et, comme il l’a souvent rappelé, il n’y a pas un match gagné d’avance. A propos de surprise, on ne craint rien pour le Onze tunisien qui agit en bloc et compte avant tout sur son collectif, son équilibre et sa solidarité pour s’imposer quel que soient les noms des adversaires ou ceux des joueurs adverses. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com