Evacuation forcée des derniers rescapés après Katrina : La Nouvelle Orléans, no man’s land





Les derniers rescapés du cyclone Katrina vont devoir quitter La Nouvelle-Orléans, qu'ils le veuillent ou non, ont décidé les autorités, alors que les opérations d'asséchage de la ville dévastée progressaient avec une lenteur désespérante. Le Quotidien-Agences Les secouristes, policiers ou soldats sont maintenant autorisés à évacuer les gens de gré ou de force, dit un ordre publié par le maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin. Seules les personnes participant aux opérations de secours sont autorisées à rester en ville. De nombreux habitants rescapés du cyclone et des inondations catastrophiques qui ont suivi, refusent de partir, posant un problème aux autorités qui ne peuvent continuer à fournir de l'aide à des gens éparpillés dans la ville toujours largement inondée, mais ne veulent pas apparaître comme brutales vis-à-vis de personnes ayant déjà vécu une semaine particulièrement éprouvante. "Nous voulons encourager les gens à partir avant que l'armée ne prenne les choses en main, car eux ne prendront pas de gants pour faire évacuer la ville", a déclaré Clay Caywood, un officier de police. En huit jours, quelque 32.000 sinistrés piégés dans leurs maisons ont été recueillis par les équipes de secours à La Nouvelle-Orléans, ont indiqué les autorités qui chiffrent la facture des opérations de secours jusqu'ici à 2,8 milliards de dollars. Plus de 58.000 militaires avec 350 hélicoptères participent désormais aux secours, selon l'armée. La police a ratissé 75% des quartiers inondés, à la recherche de rescapés potentiels, a indiqué un responsable. "Beaucoup de personnes ne seront jamais retrouvées", a estimé un porte-parole de l'agence fédérale de gestion des crises (Fema), Michael Rieger, soulignant qu'il y avait beaucoup d'alligators dans l'eau. Et le maire a redit qu'il fallait s'attendre à des images "terribles" lorsque les maisons inondées pourraient enfin être fouillées. Après des jours passés avant tout à essayer de sauver des habitants et de les évacuer, les autorités estiment maintenant que leur principale tâche est l'assèchement de la ville. Pour cela, elles ont besoin qu'elle soit vide d'habitants pour pouvoir travailler plus facilement. Les quartiers historiques de La Nouvelle-Orléans, les moins touchés par les inondations, pourront être sauvés mais d'autres, submergés, devront être rasés et remblayés pour mettre de futures constructions à l'abri de nouvelles catastrophes naturelles, selon les experts. Jusqu'à 160.000 maisons sont irrécupérables, a estimé un responsable de Louisiane. Selon la Fema, jusqu'à 60% des propriétaires de logements sinistrés n'étaient pas assurés. La Nouvelle-Orléans comptait, avant l'arrivée du cyclone lundi, 485.000 habitants, 1,4 million avec la banlieue.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com