Washington hausse le ton : «Notre patience avec la Syrie est à bout»





La patience des Etats-Unis avec la Syrie «est à bout», a déclaré hier à Washington l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Zalmsy Khalilzad, soulignant que «toutes les options sont sur la table», y compris l’option militaire. Le Quotidien-Agences Les Etats-Unis estiment que la réticence des Irakiens sunnites à accepter le projet de Constitution encore en discussion est dûe à des menaces de militants sunnites qui s’infiltrent en Irak via la Syrie, où ils disposent de camps d’entraînement, a indiqué l’ambassadeur américain au cours d’une conférence de presse. «Notre patience est à bout avec la Syrie», a ajouté Khalilzad. Interrogé sur les éventuelles conséquences de la poursuite de ces activités sur le territoire syrien, l’ambassadeur s’est montré vague : «Je ne souhaite pas entrer dans les détails mais ils devraient comprendre ce que je veux dire». A la question de savoir si une option militaire était envisagée, il a répondu : «toutes les options sont sur la table». * Mission Pour sa part, le chef de la commission internationale de l'ONU Detlev Mehlis, a entamé hier une mission délicate à Damas qui marque un tournant dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Arrivé en fin de matinée venant de Beyrouth, Mehlis devait s'entretenir avec le conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères Riad Daoudi, avant d'entendre des "témoins", a indiqué hier le journal Al Thawra. A son arrivée au poste frontière de Masnaa, le magistrat allemand a été accueilli par Daoudi. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les forces de l'ordre libanaises durant le trajet du convoi de Mehlis, composé de 18 véhicules. Mehlis souhaite entendre l'actuel ministre de l'Intérieur, ancien chef des services de renseignements militaires de Damas au Liban (1982-2002) Ghazi Kanaan, son successeur Rustom Ghazali (2002-avril 2005) et deux de ses principaux collaborateurs à Beyrouth, Mohammad Khallouf et Jameh Jameh, a indiqué une source syrienne informée, qui a requis l'anonymat. Pour l'heure, on ignore la durée et les modalités de cette visite qui constitue une étape cruciale dans l'enquête du magistrat allemand. Entamée à la mi-juin et prolongée jusqu'à la fin octobre, la mission de Mehlis a déjà conduit à la mise en examen à Beyrouth de quatre officiers libanais qui constituaient les piliers du système sécuritaire mis en place par la Syrie pour asseoir sa tutelle sur le Liban, jusqu'au retrait total de son armée le 26 avril. La Syrie est dans le collimateur de la communauté internationale depuis l'assassinat en février de Rafic Hariri. Damas se défend d'avoir joué le moindre rôle dans cet attentat. Elle estime que les accusations et les pressions exercées contre la Syrie font partie d'"un plan ourdi par Washington".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com