Katrina : Bush fait son mea-culpa





Le président américain George W. Bush a admis hier avoir sa part de responsabilité dans la lenteur des secours qui ont été portés aux victimes du cyclone Katrina. Le Quotidien-Agences «Katrina a mis en lumière des problèmes sérieux dans nos capacités de réponse, à tous les niveaux du gouvernement. Et à propos du gouvernement fédéral qui n’a pas pleinement fait son travail, j’en assume la responsabilité. Je veux savoir ce qui s’est bien passé et ce qui s’est mal passé», a déclaré le président, lors d’une conférence de presse. L'aéroport de La Nouvelle-Orléans a dû rouvrir hier aux vols commerciaux, étape symbolique vers un timide retour à la vie dans la ville toujours envahie par les eaux, deux semaines après la catastrophe provoquée par Katrina. Sous le feu des critiques pour ses insuffisances avant et après le drame, le chef de l'Agence fédérale des secours d'urgence (Fema), Michael Brown, a démissionné, alors que le nombre des morts dépasse désormais les 500. Dans les rues de La Nouvelle-Orléans, de nouvelles pompes sont entrées en action pendant que des armées de secouristes continuent à lutter 24 heures sur 24 pour redonner un semblant de vie à la ville dévastée, où des quartiers entiers sont encore noyés sous des eaux noirâtres, jonchées de détritus. L'aéroport international Louis Armstrong, qui n'accueillait depuis le passage du cyclone que des vols humanitaires et militaires, a dû rouvrir hier au trafic commercial. Et dans les jours à venir, la police doit délivrer des permis aux propriétaires de magasins, restaurants, hôtels et stations service pour qu'ils puissent retourner dans le centre-ville et évaluer les dégâts qu'ils ont subis. Alors que le décompte toujours provisoire s'établissait à 513 morts lundi, les secouristes continuent leur macabre travail de récupération des corps. Le département des services de santé de Louisiane a annoncé lundi avoir découvert 45 cadavres, la veille, dans un hôpital de La Nouvelle-Orléans. Déjà déchargé de ses fonctions dans le sud des Etats-Unis vendredi, le chef de la Fema a annoncé hier sa démission. "Comme je l'ai expliqué au président, il est important que je parte pour éviter de perturber davantage l'actuelle mission de l'agence", a expliqué Michael Brown. La Maison-Blanche a annoncé qu'il serait remplacé à titre provisoire par l'ancien chef des pompiers de Miami (Floride, sud-est), David Paulison. Le président américain George W. Bush, en visite dans les régions sinistrées, tentait pendant ce temps de redorer le blason de son administration, trop absente pour des Américains qui l'accablent dans les sondages (38% d'opinions favorables selon une enquête publiée samedi par Newsweek). Il a dans ce but parcouru les rues désertées de La Nouvelle-Orléans, encore inondée à 50%, juché sur la plate-forme d'un camion militaire, ainsi que plusieurs autres localités de Louisiane et la ville de Gulfport (Mississippi). "Nous allons résoudre les problèmes", a-t-il promis, sans annoncer de mesures concrètes. "Il y a aura plein de temps pour jouer au jeu des accusations", a encore déclaré le président à des journalistes qui l'interrogeaient sur les défaillances des secours. "La tempête n'a pas fait de discrimination, et il n'y a pas de discrimination dans les secours non plus", a-t-il dit répondu aux critiques affirmant que les Noirs ont été les laissés pour compte du drame. Les trois Etats du sud des Etats-Unis frappés par le cyclone, la Louisiane, le Mississippi et l'Alabama ont annoncé qu'ils préparaient un projet de loi destiné à inciter les entreprises à revenir s'y installer.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com