5ème Congrès panarabe sur l’hypertension artérielle : Pour une meilleure prise en charge dans le monde arabe





Des spécialistes tunisiens et arabes sont réunis à Tunis depuis hier dans le cadre du 5ème Congrès de la Société panarabe d’hypertension artérielle. Ils vont, entre autres travaux, discuter les moyens de mettre en place un système de prise en charge de l’HTA spécifique aux pays arabes. Tunis-Le Quotidien On parle de plus en plus de maladies du siècle. Elles sont en train de proliférer et de devenir de réels problèmes de santé publique. L’une de ces pathologies qui gagne encore du terrain c’est l’Hypertension artérielle (HTA). Cette augmentation de la pression artérielle d’une manière chronique est dangereuse. Elle entraîne le développement de l’athérosclérose, des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux. A ce sujet, les travaux de la cinquième réunion de la Société panarabe d’HTA ont démarré hier après-midi à Tunis. Ce Congrès est organisé par la Société tunisienne de néphrologie et la Société panarabe d’HTA afin de discuter les moyens d’établir un système de prise en charge de la maladie, lequel sera adapté aux caractéristiques socio-économiques des pays arabes. Selon le Pr Adel Khedher, président de la Société tunisienne de néphrologie, les recommandations de l’Occident sont onéreuses. Il est donc temps de réfléchir sur une prise en charge qui tienne compte des spécificités de l’hypertendu arabe. Et le Pr Khedher d’expliquer que les rapports entre la maladie rénale et l’HTA sont très étroits. «Le rein intervient d’une façon cruciale dans la régulation de la pression artérielle. Cette intervention se fait par l’élimination de l’eau et du sel et par un nombre d’hormones», souligne-t-il. Par conséquent, une maladie rénale s’accompagne en général d’une HTA. Et c’est valable dans l’autre sens. C’est-à-dire qu’une HTA retentit sur d’autres organes dont le rein. Concernant l’HTA, elle touche actuellement 15% de la population tunisienne. Dans le gouvernorat de l’Ariana, une étude menée sur des personnes âgées entre 35 et 65 ans a montré que 38% de ces gens sont hypertendus. D’autant plus que l’HTA est une maladie silencieuse dont les complications sont graves. C’est pourquoi la prévention est très importante. En plus de la vérification régulière de la tension artérielle, certaines autres mesures préventives sont nécessaires. Il faut alors réduire les apports en alcool et en sodium contre une augmentation de l’apport en potassium. Il impose également de rester vigilant quant à l’obésité, le tabac, le stress, l’usage des contraceptifs oraux et la sédentarité qui constituent des facteurs de risque de cette pothologie. Par ailleurs, l’insuffisance rénale fait aussi des siennes. Pour l’instant, on ne dispose pas de chiffres sur la maladie à ses premiers stades. Les seules statistiques qui existent concernent les malades qui arrivent au stade de la dialyse. On enregistre à ce niveau une prévalence de 550 patients par million d’habitants. Ceux-ci souffrent tous d’une insuffisance rénale chronique terminale en dialyse. Le Pr Khedher affirme à ce propos que «le diabète et l’HTA sont les deux maladies qui donnent le plus d’insuffisants rénaux chroniques en stade de dialyse». C’est donc à partir d’aujourd’hui que les spécialistes tunisiens et arabes vont lever le voile sur différents aspects relatifs à ces maladies. Ils vont surtout dessiner les contours d’un système de prise en charge plus clément en faveur des patients des pays arabes. M. KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com