Washington veut «punir» la Syrie





Les Etats-Unis veulent "punir" la Syrie et mobilisent à cette fin tous les pays du monde, écrivant hier un quotidien officiel syrien, après la multiplication depuis quelques jours des mises en garde américaines à Damas. Le Quotidien-Agences "Les Etats-Unis mobilisent tous les pays du monde afin de punir la Syrie, l'isoler et l'accabler de sanctions", écrit le journal gouvernemental Techrine qui voit dans la multiplication des accusations américaines contre Damas, le signe que Washington veut lancer "une guerre ouverte" contre la Syrie. "Les Américains répètent leurs accusations contre la Syrie. Ces accusations sont toutes prêtes et n’ont pas de limites. Elles portent tantôt sur l'Irak, tantôt sur le Liban ou sur les territoires palestiniens", ajoute le journal qui met au défi les Etats-Unis de prouver la véracité de leurs accusations. Les Etats-Unis ont durci le ton à l'égard de la Syrie, en la mettant en cause dans la nouvelle vague d'attaques suicide en Irak et en la menaçant d'une action internationale, si elle ne parvient pas à empêcher les islamistes d'utiliser son territoire comme base de départ. "Des gens innocents sont tués en Irak parce que la Syrie permet que son territoire soit utilisé par des terroristes qui sèment le meurtre et la désolation en Irak", a déclaré avant-hier le porte-parole adjoint du Département d'Etat, Adam Ereli. La communauté internationale va agir, "parce que la Syrie, de plus en plus, est reconnue comme un facteur de déstabilisation dans la région", a-t-il indiqué, sans préciser si une plainte des Etats-Unis auprès du Conseil de sécurité de l'ONU était en vue. Mardi, le président américain George W. Bush avait déjà prévenu la Syrie qu'elle risquait de faire face à un isolement de plus en plus important en raison de son incapacité à contrôler l'entrée d'extrémistes en Irak par ses frontières. En début de semaine, l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Zalmay Khalilzad, avait affirmé que la patience des Etats-Unis avec la Syrie était "à bout", soulignant que "toutes les options sont sur la table", y compris l'option militaire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com