Signes de Littérature : La face cachée de l’été





Un exposé pédagogique sur le genre littéraire de la “Nouvelle” couplée d’une lecture de certains passages de “Dernières nouvelles de l’été” paru aux éditions “Elyzad” : telles sont les activités qui ont marqué “Signes de littérature” une manifestation, marquant la rentrée culturelle à la Médiathèque Charles de Gaulle. D’un volume de 160 pages, “Dernières nouvelles de l’été”, un projet initié par les éditions “Elyzad” et proposé aux cinq co-auteurs de ce livre à savoir Ali Bécheur, Hélé Béji, Tahar Bekri,Colette Fellous et Alain Nadaud, a donné une occasion à chacun de ces écrivains pour étaler sa réflexion sur l’été. Chaque auteur a tenté de donner corps et âme à une partie du livre à sa manière. “Une saison violente”, première partie de cet ouvrage porte la signature d’Ali Bécheur. Très fascinée par la nature en mouvement Hélé Béji a consacré la deuxième partie de ce livre : “La vague et le rocher” à décrire la face cachée de l’environnement morphologique de la nature. Pour sa part, Tahar Bekri, à décrit l’été dans un style inspiré du voyage à travers le temps dans la troisième partie de ce livre intitulée : “Eté d’ombre et de lumière”. Fasciné par la forêt de la banlieue nord, Alain Nadaud a présenté une sorte de carnet de promenade dans la quatrième partie de ce livre qu’il a intitulée : “En suivant les sentiers de la forêt de Gammarth”, avant que Collette Fellous ne fasse une conclusion sur les secrets, les codes que nous cache la période estivale. * Nouvelles tous azimuts La deuxième partie de la rencontre d’avant-hier soir a été également marquée par deux exposés pédagogiques sur “La Nouvelle, en tant que signe de la communication” et “La Nouvelle au Maghreb” et au cours desquels chacun des cinq auteurs a présenté sa réflexion sur la Nouvelle. Dans son intervention, Tahar Bekri a précisé que la Nouvelle est un genre littéraire qui commence à se perpétuer au Maghreb au côté d’autres genres qui ont servi de formes de narration chez les écrivains de langue arabe. Pour l’auteur l'adaptation de ce genre au Maghreb est aussi et avant tout une question de longueur de texte et de volume ainsi que du message à véhiculer. Et de rappeler qu’il a choisi à travers : “Dernières nouvelles de l’été”, la relation avec le voyage comme ce fut le cas pour Ibn Battouta, Ibn Hawkal. Mais il reconnaît aujourd’hui que la Nouvelle n’a pas la côte auprès de certains éditeurs de langue française. Pour sa part, Alain Nadaud pense qu’il n’existe pas une définition naturelle pour la Nouvelle. Selon lui, la Nouvelle est plutôt du genre de la circularité, mais qui permet de découvrir la réalité des choses. “Il n’y a de littérature que lorsqu’on se déploie à la recherche d’une certaine vérité”, explique l’auteur. De son côté, Ali Bécheur conçoit la Nouvelle comme un genre dont les critères comme ceux de la création doivent s’exprimer dans la durée. Partageant l’idée de la circularité de la Nouvelle, Hélé Béji pense que ce genre peut obéir au style du dialogue. Comme elle a cherché à instaurer à travers : “Dernières nouvelles de l’été”, Colette Fellous pense, pour sa part, que la Nouvelle est une forme littéraire qui peut aider à décrypter les codes, signes, signaux et symboles cachés à travers le temps. C’est d’ailleurs, dit-elle, ce qu’elle a tenté de mettre en exergue dans : “Dernières nouvelles de l’été”. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com