Israël et l’Europe discutent de l’envoi d’une force à la frontière de Gaza





Le Quotidien-Agences Israël mène des discussions avec l'Union européenne (UE) en vue d'un accord sur le déploiement d'observateurs internationaux à la frontière entre la Bande de Gaza et l'Egypte, a indiqué hier un responsable israélien. "Le bureau du vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres et l'UE sont en contact depuis six mois sur cette question", a déclaré ce responsable qui a requis l'anonymat. "La question est complexe et pour l'heure aucun accord n'a été conclu, mais les perspectives sont prometteuses", a-t-il ajouté. L'Union européenne, principal bailleur de fonds des Palestiniens, s'est déclarée prête à accroître ses efforts pour aider au succès du retrait israélien de la Bande de Gaza, signalant sa volonté de renforcer son influence dans la région. Mais Israël a exprimé des réticences, reprochant régulièrement à certains pays de l'UE des positions jugées trop favorables aux Palestiniens. Des milliers de Palestiniens ont franchi librement la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte après le départ de l'armée israélienne le 12 septembre. Mais le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas a annoncé dimanche que la situation était sous contrôle et que la frontière était "complètement colmatée" par la police palestinienne qui s'y est déployée en force. Israéliens et Palestiniens se sont mis d'accord pour qu'il n'y ait plus de présence israélienne au terminal de Rafah entre la Bande de Gaza et l'Egypte, fermé depuis le 7 septembre dans le cadre du retrait israélien de la Bande de Gaza. Mais Israël exige de pouvoir contrôler, tant pour des raisons sécuritaires qu'à cause des accords douaniers, les marchandises, et dans un premier temps les personnes, entrant dans la Bande de Gaza depuis l'Egypte, quitte à les inspecter dans un autre point de passage, Kerem Shalom, en territoire israélien à la limite de la Bande de Gaza et de l'Egypte. L'Autorité palestinienne rejette de son côté tout transfert du terminal de Rafah et se dit prête à accepter la présence d'une partie tierce au point de passage pour apaiser les craintes sécuritaires d'Israël.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com