Mohamed Sayari : Primé au Caire, il vise une consécration à Tunis





Mohamed Sayari, comédien, metteur en ondes (metteur en scène radiophonique) et homme de théâtre a fait sa première apparition à la télévision dans la série “Affaires” en 1974. Depuis 1977 il s’est totalement consacré à la radio en tant que comédien et metteur en scène. Il a flirté avec le théâtre amateur pendant de longues années et a mis en scène quatre pièces dont notamment “Kaïtoun” ou Brahim II, reproduite en un feuilleton radiophonique de 15 épisodes et qui sera éventuellement diffusé par la radio nationale prochainement. Cette œuvre radiophonique a eu le 1er prix pour la mise en scène et le 1er prix pour le rôle de Brahim II campé également par Mohamed Sayari, dans le festival de la radio et de la télévision du Caire. * Si on parle de votre participation au festival du Caire? — Ce festival qui s’est déroulé au Caire au cours du mois de juillet a vu une participation massive de presque toutes les radios et télévision arabes. L’ambiance qui a prévalu était empreinte d’une compétition saine et serrée entre les stations arabes qui ont toujours marqué de leur présence agissante ce genre de compétition. A titre d’exemple: l'Egypte, la Syrie et la Jordanie ont participé chacune avec deux créations. Autant dire que la concurrence était dure et que les prix décrochés par la radio tunisienne n’étaient pas des cadeaux. D’ailleurs, la remarque du jury est révélatrice en soulignant lors de la remise du prix que “Kaïtoun” ou Brahim II apporte une nouvelle approche dans la mise en scène et la manière de relater les faits historiques selon une démarche qui sort totalement des sentiers battus. D’ailleurs, je n’en suis pas à ma première participation au Caire où j’ai été primé sept fois en or et en argent. * Vous êtes aussi présent dans l’actuelle 12ème session de l’ASBU? — Je participe avec deux œuvres. Une dramatique de 30 minutes intitulée “Juge des juges”, texte de Ali Deb et mise en scène de Mohamed Sayari, avec la participation des comédiens Haddad Bouallègue, Mohamed Masmoudi et Sayari, ainsi qu’une fiction documentaire de 30 minutes qui tente, à travers l’itinéraire migratoire d’une tribu dans le sud tunisien, d’évoquer et de tracer les tableaux féeriques de la nature exotique de la région du sud avec toutes ses spécificités. Une sorte d’appel pour le développement du tourisme saharien. Je profite de cette occasion pour souligner que ma première distinction je l’ai eue il y a huit ans dans ce festival, véritable catalyseur de la production radiophonique et télévisuelle arabe, et lieu de rencontre et d’échange très important. J’ai la prémonitoire certitude que je vais récidiver pour être primé une deuxième fois. M.B.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com