Enseignement supérieur privé : Les investisseurs broient du noir…





La situation peu reluisante du secteur de l’enseignement supérieur privé risque de s’aggraver davantage. Suite au rejet définitif de la sous-traitance, les investisseurs ne savent plus sur quelle corde tirer pour attirer les étudiants. Tunis-Le Quotidien Après avoir appelé, plusieurs années durant, l’Etat à voler à leur secours à travers un projet de sous-traitance consistant à orienter une partie des nouveaux bacheliers aux vingt établissements privés d’enseignement supérieur, les professionnels du secteur ont dû abandonner cette piste. C’est que le ministre de l’Enseignement supérieur a été catégorique à ce sujet au cours d’une récente conférence de presse. “La sous-traitance ne constitue pas une solution adéquate aux problèmes dont souffrent les universités privées, lesquelles devraient améliorer leur crédibilité”, avait affirmé M. Lazhar Bououni. Les propos du ministre sont tombés comme un couperet pour les professionnels de ce secteur qui n’arrive pas à prendre son envol. Raison pour laquelle le président de la Chambre syndicale de l’enseignement privé vient de demander une audience auprès du ministre afin d’exposer, de nouveau, les défis auxquels sont confrontés une vingtaine d’établissements. “Le secteur compte vingt universités qui se partagent trois mille étudiants dont 880 étrangers. Si cette situation perdure, beaucoup d’établissements déposeront bilan”, souligne une source proche de la Chambre syndicale en indiquant qu’”il ne suffit pas d’accorder des encouragements et des incitations pour créer de nouveaux établissements”. Des sources proches du ministère de l’Enseignement Supérieur ont, toutefois, affirmé que les universités privées sont appelées à améliorer leur image de marque à travers des équipements modernes, de nouvelles filières et un cadre enseignant compétent outre des frais d’études calculés et raisonnables et à mieux exploiter le filon des étudiants étrangers. En attendant la rencontre entre le ministre et le président de la Chambre syndicale de l’enseignement privé, les professionnels du secteur restent dans l’obligation de compresser au maximum les charges et les dépenses pour survivre… W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com