Assemblée générale de l’AIEA : L’Iran dans la ligne de mire





La tension est montée d’un cran entre l’Iran et l’AIEA hier au premier jour de l’assemblée générale de l’Agence de l’Onu à Vienne qui a, par ailleurs, formellement reconduit pour un troisième mandat de quatre ans l’Egyptien Mohamed El Baradeï. • Le Quotidien - Agences Un renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité des Nations unies "aggraverait la tension" au Proche-Orient, a déclaré le vice-président iranien, Gholamreza Aghazadeh, devant l'assemblée générale de l'AIEA hier à Vienne. "Une saisine du Conseil de sécurité provoquerait sans aucun doute une réaction en chaîne d'événements, d'actions et de réactions qui aggraveraient la tension et rendraient plus instable encore la situation politique déjà fragile dans la région", a-t-il déclaré au premier jour de l'assemblée générale Etats de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Le conseil des gouverneurs avait peu auparavant adopté par un vote une résolution européenne permettant un futur renvoi du dossier du nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité des Nations unies. * El Baradeï reconduit Le premier jour de l’assemblée générale a été, par ailleurs, l’occasion de reconduire formellement l’Egyptien Mohamed El Baradeï pour un troisième mandat de quatre ans à la tête de l’AIEA. Les 138 pays membres de l'AIEA ont validé par acclamations sa réélection en juin par les 35 pays membres du conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'agence de sûreté nucléaire des Nations unies. "L'indépendance et l'impartialité continueront de guider mon travail", a déclaré El Baradeï, 63 ans, après sa prestation de serment. Son nouveau mandat s'achèvera le 30 novembre 2009. "Les défis auxquels nous devons faire face ne peuvent être relevés que par une approche collective", a-t-il ajouté en soulignant que la sécurité et le développement étaient "intimement liés". "Il est manifeste que l'énergie nucléaire revient sur le devant de la scène d'une façon que peu de gens auraient prévue il y a quelques années", a estimé le directeur général. En juin, El Baradeï avait été réélu à l'unanimité du conseil des gouverneurs après s'être rallié le soutien des Etats-Unis. Washington avait d'abord essayé, sans succès, de solliciter une candidature alternative après que El Baradeï eut émis des doutes sur la présence d'armes de destruction massive en Irak. El Baradeï a également engagé l'AIEA dans un programme d'inspections visant à déterminer si le programme nucléaire iranien est, ou non, à finalité militaire. Samedi, il avait estimé que, dans ce dossier, il restait du temps pour la "diplomatie" et la "négociation" d'ici à la prochaine réunion du conseil des gouverneurs en novembre * Israël dans le collimateur Réunis jusqu'à vendredi, les 138 pays de l'AIEA doivent aborder, outre le dossier nucléaire iranien, ceux d'Israël et de la Corée du Nord. Oman, au nom des Etats arabes, a présenté une motion sur "les capacités nucléaires d'Israël et les menaces qu'elles représentent", selon des documents distribués par l'AIEA à l'ouverture de la session. Israël est régulièrement critiqué par les Etats arabes pour ses capacités nucléaires. L'Etat hébreu, qui à la différence de l'Iran, n'a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont l'AIEA est chargée de vérifier l'application, ne reconnaît pas officiellement avoir l'arme nucléaire mais possède selon une majorité d'experts au moins 200 bombes atomiques. La Corée du Nord s'est quant à elle retirée du TNP en janvier 2003 après avoir expulsé les inspecteurs de l'AIEA un mois plus tôt. Pyongyang a toutefois récemment annoncé l'abandon de son programme nucléaire et demandé le retour des inspecteurs, mais sans indiquer de date.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com