“Essais sur la littérature tunisienne” : Ecrire pour vaincre l’oubli !





Ecrire est-il un besoin ou un devoir de mémoire ? C’est les deux à la fois et c’est pour cette raison que Malek Ben Amor a opté pour la publication de ses essais traitant de la littérature tunisienne. Faire un livre sur la littérature tunisienne n’a pas été le premier objectif de Malek Ben Amor qui a choisi de mener une carrière journalistique, parallèlement, à ses études de droit et des sciences politiques. Partant d’une remarque très malheureuse, du fait que la scène littérature tunisienne est tombée dans l’oubli et de l’indifférence vis-à-vis de ses symboles culturels, Malek Ben Amor a voulu jeter la lumière sur quelques noms marquants. “Essais sur la littérature tunisienne” est venu concrétiser cet objectif. Sur 139 pages, Malek Ben Amor a présenté son approche littéraire loin des théories et des analyses, purement, académiques. Dans la préface de ce bouquin, Manoubia Ben Ghedahem, maître-assistant au Département de français de l’Institut supérieur des Langues à Tunis, a tenu à noter l’importance de ce genre d’initiative dans l’enrichissement de la bibliothèque nationale surtout si elle émane des jeunes universitaires tunisiens. “Le présent recueil est différent. Il tend à présenter la littérature tunisienne à travers les lectures d’un Tunisien. Malek Ben Amor, est un pur produit de notre système éducatif national (...) Cette particularité lui permet de jeter sur le monde littéraire un regard neuf, et de présenter la première anthologie élaborée par un Tunisien, non spécialiste, qui ne se complaît pas dans la théorie”, explique cette universitaire. Réparti sur quatre grands axes : “”Evocations”, “Lectures”, “Prospection” et “Entretiens”, ce livre met en exergue quelques expériences marquantes de la scène littéraire tunisienne rendant hommage à quelques figures de proue. Mahmoud Kabadou, Aboulkacem Chebbi, Ali Douagi, les Ben Achour, Mohamed Helioui, Chedly Atallah, Jameleddine Hamdi et Mahjoub Ben Miled ont fait l’objet de ces travaux de dépoussiérage qu’a fait l’auteur. Des lectures de quelques recueils de poèmes qui ont paru en 2003 et des entretiens avec des écrivains qui ont marqué la scène littéraire tels que Mohieddine Kheraïf, Midani Ben Salah, Noureddine Sammoud, Yahia Mohamed et Hassen Nasr viennent nous éclairer sur les pensées de ces plumes tunisiennes concernant quelques problématiques littéraires et sociales d’actualité. Fidèle à cet héritage culturel mais aussi ouvert sur quelques expériences de la jeunesse tunisienne, Malek Ben Amor a choisi de réserver une partie de son livre à la présentation et l’analyse des œuvres et des écrits de quatre jeunes talents. Partant d’une approches très personnelle et convaincue par le talent de cette brochette de jeunes, l’auteur souligne la particularité de chacun de ces quatre : Kamel Riahi, Khaled Mejri, Fatma Akacha et Samar Mezghanni. Le mérite de cet auteur est qu’il a essayé à enrichir la scène littéraire en composant cette anthologie. A découvrir ! Imen ABDERRAHMANI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com