Ligue 1 : L’E.S.T. renaît, le C.A. cale, le S.T. coule !





La compétition a un nouveau leader qui, habitué aux postes de commandement, n’espérait pas y être aussi rapidement il y a quelques semaines. L’EST, en l’espace d’un mois, a tout emporté sur son chemin y compris un Club Africain qu’on pensait plus solide. Pourtant, les Espérantistes appréhendaient le derby, cette fois-ci, beaucoup plus que leurs voisins. Les Sang et Or restent sur une belle série, mais il leur manquait un coup d’éclat qui les réconforte de manière plus marquante et leur rend clairement leur habit de grand favori. A présent, c’est chose faite après avoir balayé un CA qui donnait l’impression, cette saison, de pouvoir chasser le signe indien face à l’Espérance. Certes, les Clubistes ont laissé entrevoir des signes inquiétants il y a une semaine face au ST, mais ils disposaient avant-hier des meilleures conditions pour reprendre le dessus aux derbys devant une Espérance à qui manquaient deux repères importants, Olivier et Zaïem, absents pour diverses raisons. Les coéquipiers de Traoré ont peut-être laissé passer leur chance en première mi-temps, mais ceci ne met nullement en doute le mérite des Espérantistes qui ont patienté avant de frapper fort. Ben Yahia peut désormais voir grand avec une équipe qui a retrouvé sourire et confiance, alors que Zouaoui aura beaucoup à faire pour redonner aux siens un meilleur élan. * Jendouba, c’est du solide… Eh oui, il s’agit à présent d’une réalité. L’effet de surprise passé, on ne doute plus maintenant des capacités de ce néo-promu aux dents longues. Avec quatre victoires en sept journées, dont deux en déplacement -excusez du peu- les Jendoubiens annoncent la couleur puisqu’ils se retrouvent très haut dans la chaleur de la tête du classement. A Kairouan, face à une JSK très fragile, JS a vaincu et surtout convaincu. Le «Milan du Nord Ouest» ne doute de rien et semble lancé pour réaliser un parcours fantastique, à condition de rester humble comme ne cesse de le répéter leur coach Moncef Chargui. Cette journée a aussi mis à nu les limites d’un ensemble stadiste, incapable de faire mal et au sein duquel la crise est bel et bien installée. Le parcours catastrophique des Stadistes risque de tout remettre en question, car l’alibi de bien jouer et de manquer de chance ne tient plus maintenant et l’équipe a besoin d’un coup de fouet pour se remettre sur les rails. Cette situation est également vécue par le CAB qui ne sait plus gagner ni même marquer. Le départ de Maâloul, logique après tant de gâchis, va-t-il produire le choc psychologique espéré? Rien n’est sûr et tout dépendra de la réaction des joueurs. En tous cas, la panne du ST et du CAB a permis à El Gaouefel de gonfler son capital confiance et au CSHL de respirer en attendant de futures confirmations. Le CSS, pour sa part, continue à souffler le chaud et le froid. Face à une USM curieusement essoufflée après un début prometteur, les Sfaxiens ont renoué avec la victoire. Il va falloir attendre leur prochaine confrontation avec le Club Africain pour pouvoir parler d’un nouveau départ. L’EST est à présent seule en tête mais l’ESS risque de la rejoindre à condition de s’imposer jeudi prochain à Zarzis ce qui ne semble pas chose acquise d’avance malgré la bonne santé des Sahéliens. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com