Tunis : Un baiser qui coûte cent cinquante mille dinars





Pour récupérer quatre chèques remis en tant que garantie, il n’a pas trouvé mieux que sa propre femme, laquelle a usé de son charme afin de venir en aide à son mari endetté... Tunis - Le Quotidien Il y a quelques années de cela, il s’est lancé dans le commerce des articles électroménagers. Son affaire était une réussite totale. D’ailleurs, dans la mêlée, il a ouvert un deuxième point de vente suivi d’un troisième. Il faut dire qu’à cette époque, l’engouement de nos concitoyens pour les équipements des maisons était tel que rares sont les Tunisiens qui n’ont pas changé un frigo par ci ou un poste de télévision par là d’autant que la vente à crédit était, pratiquement, offerte à tout le monde. Au départ, il s’approvisionnait directement dans les usines, ce qui lui permettait de faire des bénéfices très importants. Mais peu à peu le secteur a enregistré un certain ralentissement. Du coup, plusieurs commerçants ont fait faillite et d’autres ont préféré fermer boutique. Il a pu, cependant résister à cette crise quoiqu’il ait été obligé de fermer les deux points de vente, ne gardant que le magasin dans lequel il avait démarré son affaire. Son chiffre d’affaires a , au passage, diminué au point qu’il n’était plus capable de s’approvisionner auprès des industriels. Il a été, désormais, obligé de trouver un grossiste pour pouvoir survivre. Il fit ainsi la connaissance d’un grand commerçant qui était prêt à lui fournir de la marchandise tout en lui accordant des facilités de paiement. Peu à peu, il a réussi à surmonter la crise grâce justement à ce grossiste devenu au passage un ami. Dès lors, on s’est mis à se rendre visite. Tous les samedis, les deux commerçants passaient la soirée ensemble. D’ailleurs, leurs femmes respectives ont fait connaissance et les deux couples sont devenus inséparables. Une seule fausse note dans ce paysage... Il s’agit de l’alcool. C’est que les deux commerçants avaient un faible pour le vin. Alors, chaque samedi, ils organisaient des beuveries et veillaient jusqu’à des heures tardives en compagnie de leurs femmes. Coup de théâtre, le grossiste et sous l’effet de l’alcool ne se gênait guère à faire des compliments à l’épouse de son client. Mais, comme c’était toujours amical, son mari tolérait ces écarts de conduite d’autant que tout cela se passait en présence de l’épouse du grossiste. Cela n’empêche que c’était clair comme de l’eau de roche que le grossiste était tombé sous le charme de l’épouse de son client. Conjointement, notre petit commerçant qui a vu ses affaires s’agrandir, a décidé de voler de ses propres ailes. Néanmoins, il lui fallait trouver une solution pour les quatre chèques remis au grossiste en tant que garantie. A vrai dire, le montant total était très important. Il est de l’ordre de cent cinquante mille dinars. Après mûre réflexion, le petit commerçant a mis au point un plan diabolique pour récupérer les chèques sans payer aucun millime. Il s’est mis d’accord avec sa femme pour qu’elle accepte les avances du grossiste qui n’a pas cru ses yeux en voyant l’épouse entrer dans son bureau et fermer la porte avant de venir s’asseoir juste en face de lui. Il n’avait pas besoin d’un guide pour comprendre qu’elle est venue pour un seul objectif... sinon comment expliquer ces habits très sexy qu’elle portait ? Avant de passer à l’acte, l’épouse demanda au grossiste de lui apporter à boire. Le temps d’aller chercher de l’eau et ce sont deux comprimés qui ont été glissés dans la tasse de café du grossiste. De retour, après avoir apporté une bouteille d’eau minérale, le grossiste engagea la conversation tout en inhalant quelques bouffées de sa cigarette accompagnée d’une gorgée de café. Il fallait tout de même détendre l’ambiance. C’est ainsi que l’épouse s’est levée allant se mettre dans les bras de son “amant”. Quelques caresses ont suffi pour qu’il parte dans un long sommeil. Elle en profita pour s’emparer des clés du coffre où elle a dérobé les chèques en question avant de partir comme si de rien n’était. Le grossiste qui s’est réveillé après avoir été secouru par ses employés, a découvert le pot aux roses. Il déposa une plainte qui est examinée actuellement par la justice. Entre-temps, le petit commerçant et sa femme ont nié les faits. Ils sont allés jusqu’à accuser le grossiste d’avoir monté toute cette histoire pour cacher une autre plus grave. C’est que l’épouse prétend être victime d’une tentative de viol commise par le grossiste. Affaire à suivre. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com