Escapade estivale à Bizerte : Le vieil «home» et la mer…





Dans la région de Bizerte, les plages sont une richesse indiscutable. Dame Nature crée toujours d’agréables surprises avec des mers exceptionnelles. Du coup, la baignade se transforme en véritable plaisir. Tunis-Le Quotidien Bizerte est l’une des villes côtières tunisiennes les plus charmantes. Elle est dotée d’un paysage naturel aussi riche que diversifié. Ses plages sont réputées pour être exceptionnelles. D’ailleurs, la plupart des mers bizertines sont encore vierges et méconnues par le public des estivants. Certains diront tant mieux pour éviter les problèmes de la masse. D’autres pensent au contraire que Bizerte n’a pas eu de chance et qu’elle mérite beaucoup plus que ce qu’on y trouve maintenant. Pour l’instant, la ville de Bizerte est une destination de plage. Ceux qui cherchent une baignade au vrai sens du terme, c’est là-bas qu’ils ont de grandes chances de trouver leur compte. Les habitants de la ville, notamment ceux de «Houmet El Andalouss» alias «Houmet D’less» et «Houmet Paris», préservent la tradition de se baigner à la plage avoisinante. Celle-ci porte le nom du Saint de la région, Sidi Salem. Ici, la ruée est toujours importante. On amène un parasol et on passe l’après-midi entre amis et voisins. Pourtant, Sidi Salem fait peur. Les noyades y sont fréquentes. Selon la légende, le Saint aurait juré que sept personnes se noieraient chaque été. En tout cas, ce nombre est souvent dépassé. Et rien ne dissuade les habitués de Sidi Salem de barboter dans la plage du quartier. A la Corniche, les gens sont de plus en plus hésitants à opter pour la mer. Ce sont plutôt les piscines qui l’emportent, en particulier pour les émigrés. A Bizerte, la communauté émigrée est très importante, surtout à Menzel Jemil où chaque famille a un parent résidant à l’étranger. C’est presque le même cas pour les différentes localités du gouvernorat. En été, le retour au bercail de ces compatriotes installés à l’étranger crée donc une dynamique. Ils se rabattent tous sur la Corniche et passent leurs après-midi au bord des piscines. Ils aiment bien bronzer également sur les plages des quelques hôtels de la Corniche. Pourquoi pas un tour de mer en jet-ski ou en banane ? * Un plaisir exceptionnel Du côté des Grottes I, II et III, beaucoup reviennent chaque année à leurs premières amours. Ces plages sont tout simplement magnifiques. L’eau est toujours transparente et fraîche. Les rochers ne se sont point aliénés. Au contraire, leur beauté sauvage ne s’est pas estompée et ils continuent à protéger ces trois bouts de plage qui ne se répéteront pas à Bizerte. De ce côté, une autre tradition est encore vivace. Ce sont les jeunes qui préfèrent venir aux grottes en fin d’après-midi. Le calme à cette heure de la journée est enchanteur. A chaque fois on n’a pas en vie de repartir tellement la rencontre de la montagne avec la mer est envoûtante. La baignade se transforme en plaisir que personne ne veut interrompre. Certains rentrent même à pieds. Le parfum des pins est irrésistible tout au long du chemin. Le bruit des petites bêtes qui se cachent dans ces étendues de buissons tient compagnie et chasse l’ennui. Si on a vraiment envie d’admirer la beauté de Dame Nature et ce de quoi elle est capable, c’est à Aïn Damous qu’on se rend. Il y a des années, quelques jeunes y allaient à moto car l’accès était difficile. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. En 4x4 ou en voitures normales, Aïn Damous est sollicitée par les Bizertins ainsi que des fidèles ou des curieux d’autres régions. Cette plage est au pied du Nadhor. Il faut traverser ce petit village pour arriver à la mer. Certes la piste est assez rude. Mais celui qui va à Aïn Damous promet d’y retourner. Tout le monde succombe à son charme. La liste des plages sur cette côte est encore longue. Chaque jour on peut en découvrir une nouvelle. Il suffit d’avoir la passion de la mer sauvage pour multiplier les bonnes surprises. C’est la qualité de la région de Bizerte. En dehors de la plage, les jeunes s’ennuient terriblement à Bizerte. Ils peuvent un soir manger une crêpe à la Corniche. Mais pas tous les jours. Ils sont obligés d’aller à Tunis ou alors à Hammamet pour une vraie soirée telle qu’ils en réclament. Autrement dit, le problème de Bizerte est toujours le même. Les familles y trouvent leur compte, mais pour les jeunes, il n’y a pas beaucoup de choses à faire pour se destraire. Maryam KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com