Tunisie – Kenya (1-0) : L’essentiel y est, mais…





Le Onze national s’est contenté d’une petite mais précieuse victoire sans montrer un visage rassurant. Il est vrai que seul le résultat primait, mais on aurait souhaité voir les nôtres faire beaucoup mieux. En fin de compte, le match a duré à peine… deux minutes ! Le temps de voir Guemamdia marquer un but libérateur qui a freiné tout le monde. Depuis, et au fil des minutes, l’intensité a laissé progressivement la place à un jeu décousu et sans fil conducteur digne d’une rencontre amicale. Peut-on imputer cette baisse de régime aux absences de Jaziri, Nafti et Ben Saâda? On ne peut le faire, car l’EN dispose d’un effectif riche capable de trouver les solutions de rechange dans de telles situations. Le but, venu très tôt, aurait pu donner des ailes aux Tunisiens pour aller chercher une large victoire, mais il était évident, que les jambes ne répondaient pas. D’ailleurs, à part Boumnijel et Hagui, tous les autres ont à un certain moment sombré dans la médiocrité. Il y avait ceux qui n’étaient pas prêts au combat à cause de récentes blessures (Santos et Chèdli), mais il y avait surtout des joueurs qui étaient étincelants de brio il y a quelques jours avec leurs clubs (Ghodhbane, Mnari…) et qui ont donné l’air, devant le Kenya, de vouloir en finir avec une véritable corvée, à l’image d’un Trabelsi incapable de nous sortir une seule incursion comme il sait bien faire d’habitude. * Absence de rythme L’obligation de résultat a-t-elle bloqué l’équipe à ce point? Les Tunisiens -tous des professionnels- devaient normalement vaincre la pression et imposer leur jeu. Curieusement, on a vu un ensemble incapable de hausser le rythme et de varier son jeu. Pourtant, le Kenya n’avait rien d’un foudre de guerre. L’adversaire savait manier le ballon, mais il était incapable de créer le danger ou de monopoliser la balle. Son pressing en phase défensive avec un 4-5-1 compact ne pouvait normalement tenir face à une équipe tunisienne qui lui était supérieure sur tous les plans, du moins sur le papier. A certains moments, on a même eu l’impression que les Aigles de Carthage jouaient avec le feu. La victoire était là, mais la manière a rassuré l’adversaire qui s’en est sorti avec les moindres dégâts et qui abordera le match retour à Naïrobi, dans moins d’un mois, avec un moral de fer, étant convaincu qu’il n’aurait pas à craindre, outre mesure, cette équipe tunisienne. Il est vrai que chaque match a sa vérité, mais il y a lieu de s’inquiéter à propos de la manière avec laquelle les joueurs ont abordé la rencontre. Roger Lemerre, sûrement content d’avoir fait l’essentiel en récoltant les trois points, aurait peut-être une analyse différente de la prestation des siens, mais ceci ne peut pas empêcher le public de nourrir quelques craintes car les prochaines échéances seront plus dures. On a d’ailleurs hâte de voir l’équipe se réhabiliter à l’occasion du match retour au Kenya car elle en a les moyens. En attendant, on n’a retenu du rendez-vous d’avant-hier que la victoire, ce qui n'est pas en soi une mince affaire. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com