Un GI, sept soldats et deux policiers irakiens tués : Les forces de l’ordre cibles de la Résistance





Un GI ainsi qu’une dizaine de soldats et de policiers irakiens ont été tués hier notamment à Falloujah et à Bagdad, au moment où les négociations sur la Constitution piétinent sur la place de l’Islam Le Quotidien-Agences Un soldat de la police militaire américaine est mort hier des suites d’une explosion d’une bombe artisanale à Bagdad, a indiqué un communiqué militaire américain. Coté irakienne, dix Irakiens, dont sept soldats et deux policiers, ont été tués hier dans des attaques de la Résistance dans des régions sunnites et à Bagdad, selon des sources policières. “Une attaque à la grenade par des insurgés est survenue à 10H30 contre une patrouille de l'armée irakienne qui a fait trois morts parmi les soldats à Andalous, dans la partie ouest de Falloujah", a indiqué Jawad Abdellatif, un capitaine de la police de la ville située à 50 km à l'ouest de Bagdad. Le Dr. Fahmi Abdelhamid de l'hôpital général de Falloujah a confirmé à l'AFP avoir reçu trois corps de soldats samedi matin, sans autres précisions. Le ministère de la Défense à Bagdad a également confirmé cette attaque et la mort de trois soldats, sans donner d'autres détails. Près de Chorgat, quatre autres soldats irakiens ont été tués dans un accrochage avec des Résistants qui ont touché leur véhicule avec une roquette, selon une source de l'armée irakienne. Par ailleurs, à Bagdad, deux policiers des forces des commandos irakiens ont succombé sous les tirs d'inconnus et deux autres ont été blessés lors de cette attaque, a indiqué le ministère de l'Information. Enfin, une femme a été mortellement blessée par une balle perdue dans des échanges de tirs entre Résistants et forces de l'ordre, près de Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, a indiqué la police locale. * Les négociations piétinent Sur le plan politique, les négociations sur la Constitution irakienne butent sur la place de l'islam en dépit de l'approche de la nouvelle date butoir du dépôt du texte devant le Parlement fixée à lundi prochain. "Les négociations de la nuit dernière ont donné lieu à une surprise, les Américains semblant plus enclins à accepter la proposition des différents groupes religieux de faire de l'islam la principale source de la législation", a déclaré hier à l'AFP une source proche des débats. "Ceci peut changer beaucoup de choses et je pense que cela pourrait provoquer un nouveau report de la remise du texte au Parlement", a déclaré cette source, précisant que l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad, avait assisté aux débats. Un autre négociateur, le Kurde Mahmoud Osmane, a implicitement confirmé la soudaine complication des tractations, déclarant à l'AFP qu'"il n'y a pas eu de percée" alors que le sunnite Saleh al-Motlak a souligné qu'"aucun développement significatif ne s'est produit". Les Kurdes et les laïcs s'opposent à ce que l'islam soit considéré dans le projet de Constitution comme l'unique source de la législation comme le veulent les chiites qui ont le plus grand groupe au Parlement. L'une des formules en discussion consiste à faire de l'islam "une source principale" de la législation et de souligner qu'aucune loi le contredisant ne puisse être promulguée. Les Kurdes ont par ailleurs indiqué qu’ils étaient prêt à concéder sur leurs revendication d’autonomie et ce à fin de trouver un issue au blocage de la constitution. En principe, le Parlement devrait se réunir demain matin pour une session destinée à recevoir la copie du projet de Constitution qui doit être soumise à référendum le 15 octobre avant les élections générales prévues le 15 décembre.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com