Tabarka World Music Festival : Quand Cuba fait son show!





Sensibilité et passion pour la salsa sont les mots-clés de cette deuxième soirée de Tabarka World music festival. Les Rumbanana et les Maraca ont été au rendez-vous, au bonheur des rêveurs… de Cuba! La sixième soirée du Festival World Music de Tabarka semble s’ouvrir sur les expériences musicales féminines. Après Zap Mama qui a été au menu de la soirée d'ouverture, c’est aux belles nanas de Rumbanana de prendre la relève et d’animer les cœurs et les corps. Les faibles averses parfois fortes qui ont commencé l’après-midi pour se suivre jusqu’au début de la soirée n’ont pas perturbé l’assistance… le public des festivals de Tabarka est habitué à ces sautes d’humeur de Dame Nature. Dix filles pétillantes et charmantes ont pris leurs places sur la scène de la basilique devant les regards éblouis du public. Habillée en robe blanche, la belle cubaine Celia Cruz a annoncé les couleurs de la soirée dès son apparition en dansant et en chantant la salsa. Elles viennent de différentes destinations mais seul l’amour de la salsa les réunit et bien sûr l’amour de la musique. De la France, l’Espagne, le Japon, les USA… et Cuba viennent les artistes de Rumbanana et viennent aussi ces différentes influences musicales dont le point de départ et de retour reste la musique cubaine. Interprétant les incontournables standards cubains alternés à leurs propres compositions, les Rumbanana ont bouleversé la basilique par une salsa épicée par des notes de jazz, de funk et de reggae et par cette sonorité originale qui nous mène à la Havane. Piano, basse, percussions, section de cuivres (saxophone, trompette…) Chacune d’elle, livrée à son instrument a fait son propre show mettant en exergue son savoir-faire et son doigté… les belles de Rumbanana ont réussi à captiver l’attention du public aussi bien par la musique que par cette énergie qui a marqué leur prestation “Katchita” et “tchatcha” deux airs traditionnels cubains qui ont été au menu de cette heure de bonheur avec les Rumbanana qui ont pu communiquer au public la sensibilité et l’énergie de la salsa cubaine. Pour la Mama du groupe Celia Cruz, c’est le temps de la danse et de l’éclatement. Avec leur voix sublime, elles nous ont offert un sublime voyage: de la rumba au jazz, de la salsa au reggae, elles ont fait avec beaucoup d’aisance et de maîtrise le passage d’un rythme à un autre… Encore une fois, les Rumbanana font les belles nuits des festivals et c’est le tour du public de Tabarka World music Festival de goûter au charme de ces nanas… Belle surprise en attendant la deuxième partie de la soirée! * Encore des Cubains Alors que le public était déjà au top, vibrant encore sur les mélodies de cette Rumbanana, Orlando Valle “Maraca” monta sur la scène de la basilique. Assoiffé de rythmes cubains et très branchés à la danse, le public a été prêt pour accueillir Maraca and Co et partager avec lui l’amour de la musique. “Viva Cuba” cria le public dès la première improvisation musicale qu’Orlando Valle a présentée avec sa flûte… Cocktail de musiques, de sonorités, entremêlant des airs africains et d’autres typiquement cubains a séduit le public dont la majorité découvre Orlando Valle “Maraca” pour la première fois. Il y en a de tous les genres et de tous les styles: jazz, musique afro-cubaine, salsa… tous fusionnent pour donner un mélange savoureux de rythmes; un spectacle qui a coupé le souffle au public. Dirigé par Orlando Valle, chaque artiste de Maraca avait sa propre touche qui fait de lui un artiste hors pair. Pour cette deuxième soirée, les organisateurs ont choisi de présenter l’expérience cubaine en matière de World music. C’est en partant de la musique traditionnelle cubaine que les artistes de la Havane ont développé et élaboré leur propre approche de la World Music. En sauvegardant l’âme de la musique cubaine, ils ont choisi de s’ouvrir sur d’autres musiques pour se ressourcer… Le samedi soir, sur la basilique de Tabarka, les Cubains ont démontré qu’ils sont des maîtres en matière de métissage musical. Imen ABDERRAHMANI ________________________ Rumbanana, l’histoire des nanas Créé en 1995 par la belle cubaine Celia Cruz, Rumbanana réunit des musiciennes d’origine cubaine, japonaise, américaine, française et espagnole. Dirigé par la pianiste Jacythte Jacquet, ce groupe s’est produit à la Coupole, à l’Olympia et au Nice Jazz Festival. Installées à Paris, les Rumbanana ont déjà dix ans de carrière; les nanas du groupe n’ont pas encore perdu leur fraîcheur et leur joie à chaque fois qu’elles montent sur scène et rencontrent le public.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com