Les Jeunes et les Concessions : Les parents… au-dessus de toutes les considérations





Pour accorder une faveur à quelqu’un, il faut qu’il y ait, a priori, une relation basée sur la confiance mutuelle. Toutefois, il arrive que l’on regrette un abandon fait autrefois de bon gré. Quand est-ce que les jeunes baissent-ils les bras sans rancœur ni rancune? Et sur quels points sont-ils intraitables? Tunis - Le Quotidien C’est dans une atmosphère de sécurité que l’individu peut agir librement et être spontané. Le sentiment d’assurance et de sécurité compense les craintes et pousse la personne à être épanouie et agir sans freins ni calculs. Il semble que c’est le principe même de la concession et du sacrifice. Unanimement, les jeunes confirment qu’ils sont prêts à tout céder et tout abandonner pour le bonheur de leurs géniteurs, et ce, sans craintes ni limites. Pourquoi ? C’est justement parce que la relation enfants-parents est une relation sans menaces où l’amour existe quelles que soient les conditions. Mohamed Anis, 23 ans, étudiant, affirme qu’il fera toujours des concessions pour sa famille, même si son propre intérêt est en jeu. “Quoique je fasse, je ne pourrai jamais récompenser mes parents. Ils méritent toute ma gratitude. Je n’hésiterai donc pas une seule seconde à leur faire don de tout ce que j’ai de plus cher, et ce, de mon propre gré. Cela dit, je peux aussi céder pour mes frères et sœurs et pour mes amis proches si j’ai entièrement confiance en eux. Et je ferai sûrement des concessions pour mes futurs enfants et ma future femme. Cela dit, exception faite pour mes parents, il y aura toujours des limites à ne jamais dépasser. Je suis intraitable si ma dignité et ma fierté sont en jeu. En amour, je peux tomber sur un être qui a des principes différents du mien. Je serais prêt à faire des concessions si la personne concernée est prête à son tour à céder sur certains points pour que la relation soit équilibrée”, dit-il. Mohamed Hichem, 24 ans, étudiant, est “kif-kif”. Le jeune homme est prêt à tout abandonner pour sa famille et surtout pour ses parents. “Je suis prêt à tout laisser tomber pour mes parents parce que j’ai entièrement confiance en eux. Ce dont je suis sûr, c’est que mon intérêt les importe plus que moi. Cela dit, s’ils me demandent une faveur, j’exécuterai sans réfléchir parce qu’ils ne veulent que mon bien, j’en suis persuadé. D’ailleurs, je peux placer mon intérêt au second rang avec toutes les personnes que j’aime, mais à condition que ma dignité soit préservée et reste intouchable. Je peux aussi fermer l’œil sur certains principes, mais il faut aussi que j’aie un mobile qui en vaille la peine et toujours sans que ma fierté ne soit atteinte”, dit-il. Malek, 26 ans, assistant à la faculté, pense presque de la même manière. “Je sais faire la part des choses. Je ne dirai pas que la concession est une nature chez moi. Mais je suis toujours prêt à faire des sacrifies pour ma famille. C’est le seul genre de relation où le calcul n’a pas de place. Je peux aussi céder devant des amis très proches, s’il ne s’agit pas de question de fierté. Par contre, je suis intraitable aussi bien avec mes étudiants qu’en cas de relation affective. Pourquoi ? Parce que tout se joue justement dès le début. Si je me montre tolérant, je serai considéré comme une personne facile qu’on peut leurrer. Et mon vis-à-vis peut mal interpréter mes concessions. Il vaut mieux donc être ferme pour préserver mon image et garantir le respect”, dit-il. Salah, 24 ans, étudiant, pense faire aussi des concessions pour ses parents. “Je suis plutôt du genre tolérant et facile à vivre. Si une situation impose que je cède, je le ferai pour ne pas compliquer les choses. Je peux faire des concessions en faveur de ma famille, de mes amis proches et pour l’être aimé. D’ailleurs, la vie nous impose parfois d’oublier notre ego et d’agir pour le bien des autres et nous sommes dès lors redevables de concéder pour ceux qu’on aime sinon les relations seront éphémères. Certes, nombre de personnes méritent nos concessions, mais il ne faut pas qu’on se transforme pour autant en des êtres totalement effacés et sans fierté”, dit-il. Abir CHEMLI OUESLATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com