Lutte contre l’ostéoporose : Campagne de sensibilisation tous azimuts





A partir du début du mois de septembre, une campagne grand public sera initiée par les laboratoires Sanofi-Aventis dont l’objectif est de sensibiliser les femmes aux risques d’ostéoporose et aux moyens de prévention. Tunis-Le Quotidien Il y a des maladies qui sont plutôt féminines et contraignantes. Si l’incontinence urinaire chez la femme a retenu l’intérêt des spécialistes et des médias au cours des dernières années, l’ostéoporose fait l’objet d’une lutte tous azimuts à l’échelle internationale. D’autant plus que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé de baptiser les dix premières années du troisième millénaire, décennie de l’os et des articulations. Par définition, l’ostéoporose est la décalcification et la diminution progressive de la masse osseuse. Littéralement, elle signifie “porosité des os”. C’est une maladie essentiellement féminine qui survient surtout après la ménopause. A cette période de la vie de la femme, les secrétions hormonales (œstrogènes) s’arrêtent et entraînent une déperdition osseuse. Afin de sensibiliser les femmes tunisiennes dont 25% sont déjà touchées par l’ostéoporose, aux risques de cette maladie, les Laboratoires Sanofi-Aventis organisent une campagne grand public dès le début du mois de septembre. Une conférence de presse sera tenue le 02 septembre en guise de coup d’envoi de cette grande campagne. Selon les recherches effectuées au niveau mondial, c’est à partir de l’âge de cinquante ans que cette maladie devient une véritable menace. En effet, 44% des femmes ont un risque de fracture lié à l’ostéoporose dont 19% au col du fémur et 16% aux vertèbres. C’est pourquoi, le médecin doit avoir le réflexe ostéoporose avec ses patientes ménopausées. C’est un peu comme l’équivalent du cholestérol et de l’hypertension artérielle chez l’homme de plus de cinquante ans. Parmi les spécificités de cette maladie de la ménopause, c’est qu’elle ne présente aucun symptôme. C’est à l’occasion d’une fracture ou d’une radiographie osseuse qu’une personne peut découvrir son ostéoporose. Cependant, certains signes peuvent révéler la perte de la masse osseuse tels que les maux de dos notamment au milieu de la colonne vertébrale, les épaules courbées et la bosse qui se forme dans le dos ou alors la perte de plus de deux centimètres de taille. Néanmoins, ces signes montrent également que la maladie est avancée. * Facteurs de risque Certes, la carence œstrogénique chez les femmes ménopausées constitue un facteur de risque essentiel de l’ostéoporose. Mais on trouve que certains autres facteurs nutritionnels et environnementaux sont également prédisposants à la réduction de la masse osseuse. On en cite la ménopause précoce naturelle ou chirurgicale, les antécédents familiaux d’ostéoporose, une faible masse osseuse, une alimentation pauvre en calcium et un manque d’exercice physique. Un autre facteur est mis en avant aussi. Il s’agit de l’utilisation prolongée ou à fortes doses de certains médicaments tels que: les glucocorticoïdes, les anticonvulsivants et les hormones thyroïdiennes. Par ailleurs, c’est une autre maladie qui vient s’ajouter à celles dont le tabagisme favorise l’apparition. Car le tabac peut diminuer l’assimilation du calcium, d’où l’incidence d’ostéoporose est plus importante chez les femmes fumeuses que chez celles non-fumeuses. Le tabagisme est également responsable de la diminution du taux d’œstrogène ce qui a pour effet de diminuer la masse osseuse. En outre, les fumeuses ont très souvent une ménopause plus précoce que les non-fumeuses. Le processus de perte osseuse se manifeste donc plus tôt. Il se trouve aussi que les femmes adeptes de la cigarette qui suivent un traitement à base d’hormones pendant et après la ménopause peuvent avoir besoin d’un taux plus élevé d’hormones avec une augmentation des effets secondaires que cette médication peut entraîner. Bref, le tabac est toujours égal dans sa nocivité à la grande surprise de ses fidèles et même des spécialistes. A propos de prévention, il faut éviter la consommation excessive de caféine et d’alcool. Les études montrent que les personnes qui boivent régulièrement plus de trois tasses de café, de thé, de cola ou plus de deux boissons alcoolisées par jour augmentent le risque d’ostéoporose. Au cours de la campagne du mois de septembre, l’attention sera attirée vers la prévention et surtout le coût du traitement. Il importe que les femmes prennent conscience d’une meilleure préparation de leur ménopause et de la limitation des risques de cette maladie. Maryem KADA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com