Hosni Ali au “Quotidien” : “Il faut être sincère avec soi-même avant de l’être avec le public”





Artiste en herbe? Il ne l’est pas vraiment. Car Hosni Ali qui vit actuellement en France s’est forgé une place au soleil, dans son pays d’accueil depuis 20 ans déjà. On dit qu’il a une voix qui ressemble à celle de Georges Wassouf. D’autant plus que son dernier album est signé de la griffe du compositeur et parolier du même artiste libanais. Pourquoi avez-vous choisi de sortir votre album en Tunisie? — C’est mon pays d’origine et je cherche actuellement à briller chez moi et non pas ailleurs. Mais le domaine de l’art est impitoyable. Il n’est pas donné aux débutants d’y persévérer. — Je le sais, car ici ou en France la situation est quasiment la même. Il faut savoir mener à bien sa bataille pour la notoriété. Plusieurs artistes de votre génération ont pu avoir cette notoriété, mais qui n’était qu’éphémère. — C’est normal, un artiste qui ne l’est pas vraiment ne peut pas persévérer. Quelle est, selon-vous, la formule adéquate pour devenir artiste? — Il faut être sincère avec soi-même avant de l’être avec le public. Ce même public n’est pas dupe des stratégies colossales de marketing qui visent à faire d’un art niais le plus médiatisé. Il finit par reconnaître le véritable artiste de l’artificiel. Que pensez-vous de la Star Academy? — Un artiste ne se fabrique pas selon les modes industriels. Un artiste, c’est avant tout des sentiments, une âme libre, un potentiel artistique et un don. Si ces éléments n’existent pas chez la personne, elle ne peut aspirer à devenir artiste. Votre voix ressemble énormément à celle de Georges Wassouf. Cela peut-il nuire à votre carrière artistique car votre art ne sera pas authentique? — Il est vrai que ma voix ressemble à celle de Georges Wassouf, c’est une qualité dont je suis fier. Mais mes sentiments diffèrent de ceux de l’artiste libanais, chose qui rendra mon art authentique. Alors pourquoi avez-vous choisi de travailler avec les mêmes paroliers et compositeurs de cet artiste libanais? — Mon album comporte 6 chansons dont “Kelmet Wadaâ” et “Ardh El Hanine” notamment qui sont signées Farouq Gad et Gamel Akef. Ce sont des artistes confirmés. Sinon je n’ai pas choisi ces deux personnes particulièrement. C’était un hasard qui a fait qu’on se rencontre en France. Un artiste débutant qui côtoie les “grands” devrait faire des concessions. N’est-ce pas? — Peut-être. Du moins, ce n’est pas mon cas. J’ai signé un contrat qui permettra à mon art de voir le jour ni plus, ni moins. De plus, le comportement de certains artistes ne me regarde pas. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com