Frontières de Gaza avec l’Egypte : Israël impose ses lois





Israël veut maintenir un contrôle des frontières de la Bande de Gaza pour qu'elle ne devienne pas "un arsenal pour terroristes", prenant le risque de rester puissance occupante après le retrait de son armée. Le Quotidien-Agences Une commission interministérielle israélienne a réclamé qu'Israël garde un contrôle sécuritaire à la frontière entre la Bande de Gaza et l'Egypte, après le retrait prévu de ses troupes. Mais l'Autorité palestinienne a aussitôt rejeté cette exigence. "Nous voulons bien que la Bande de Gaza soit ouverte vers l'extérieur, mais nous n'accepterons pas pour autant qu'elle se transforme en un arsenal pour terroristes", a déclaré un haut responsable israélien. "Le problème n'est pas tant sur le passage de personnes que sur celui des biens, compte tenu de la possibilité d'introduire des armes si Israël renonçait à tout contrôle", a ajouté ce responsable de la présidence du Conseil qui a requis l'anonyat. Il a confirmé que cette question épineuse n'était toujours pas réglée, tout en réaffirmant qu'il y avait un accord avec le Caire sur le déploiement d'une force égyptienne. La commission a réitéré cette exigence tout en entérinant un accord israélo-égyptien portant sur le déploiement de gardes-frontières égyptiens le long de la frontière entre l'Egypte et la Bande de Gaza qui sera soumis dimanche à l'approbation du cabinet, puis mercredi à celle du parlement. Un haut responsable israélien du ministère de la Défense, Amos Gilad, avait annoncé plus tôt mercredi que l'Egypte et Israël étaient parvenus à "un accord total" sur ce déploiement de 750 paramilitaires armés le long des 14 km de frontière. Selon des détails de l'accord de déploiement, publiés dans la presse, les gardes-frontières égyptiens disposeront de quatre vedettes de surveillance, de huit hélicoptères et d'une trentaine de blindés légers. Israël insiste pour que l'actuel terminal de Rafah soit transféré plus au sud, près du village israélien de Kerem Shalom, aux frontières entre l'Egypte, la Bande de Gaza et Israël. De cette façon, Israël garderait un contrôle sécuritaire sur les entrées dans la Bande de Gaza et un contrôle douanier sur les produits qui pourraient ensuite être vendus en Israël. En vertu des accords d'autonomie israélo-palestiniens, Israël n'impose pas de droits de douane aux produits palestiniens et transfère aux Palestiniens le montant des taxes des produits transitant par Israël. Le haut responsable a menacé de mettre fin à cet arrangement si la question du terminal n'était pas réglée.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com