Omar Souleïmane au Parlement palestinien : L’Egypte va œuvrer pour la libération des Territoires occupés





Un émissaire égyptien parlant au nom du président Hosni Moubarak a affirmé hier dans une allocution au parlement palestinien que son pays s'engageait à œuvrer "main dans la main" avec les Palestiniens pour la libération de tous les Territoires occupés par Israël. Le Quotidien-Agences "J'ai le plaisir d'être parmi vous pour vous transmettre les félicitations du président Moubarak et son engagement que nous resterons main dans la main avec vous jusqu'à la libération de toutes les terres palestiniennes en Cisjordanie comme à Gaza, pour que vous hissiez votre drapeau dans le ciel de l'Etat palestinien", a déclaré le général Omar Souleïmane, chef des services de renseignement égyptiens. Le général Souleïmane a prononcé une allocution au nom de Moubarak devant le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) pour féliciter les Palestiniens du retrait israélien en cours de la Bande de Gaza après 38 ans d'occupation. Il a affirmé que l'Egypte appuyait les efforts palestiniens en vue d'obtenir "la libération totale et complète des terres occupées en 1967 pour ouvrir la voie à la création d'un Etat palestinien qui prendra la place qui lui revient dans la nation arabe". "Notre sécurité ne peut être assurée tant que vous êtes menacés. Nous ne pouvons pas nous réjouir tant que vous souffrez. Nous ne serons pas tranquilles tant que vous n'avez pas recouvert vos droits légitimes", a-t-il ajouté. Le général Souleïmane a aussi affirmé que l'Egypte œuvrait de concert avec les Palestiniens pour que le retrait israélien de la Bande de Gaza "mette fin à une souffrance qui dure depuis longtemps" et pour que soit assurée "la continuité territoriale et humaine", entre le territoire palestinien et celui de l'Egypte. Il se référait au terminal de Rafah, point de passage entre la Bande de Gaza et Israël. Les Palestiniens, soutenus sur ce point par l'Egypte, réclament la fin de toute présence israélienne au terminal dans le cadre du retrait de la Bande de Gaza alors que l'Etat juif exige d'avoir un contrôle sur les personnes et les marchandises entrant dans la Bande de Gaza depuis l'Egypte. Des représentants des principales groupes palestiniens que le général Souleïmane a rencontrés hier matin à Gaza lui ont fait savoir qu'ils considéreraient le retrait israélien tronqué si une présence israélienne était maintenue au terminal de Rafah. "Nous ne pouvons pas accepter une présence israélienne car le maintien d'Israéliens signifie le maintien de l'occupation", a ainsi déclaré Abdallah Al-Franji, membre du comité central du Fatah. "Le Hamas ne veut pas d'un redéploiement (de l'armée israélienne) mais un retrait total et une pleine souveraineté", a pour sa part déclaré Mahmoud Zahar, un des principaux chefs du Hamas. Nafez Azzam, un chef du Jihad islamique a de son côté indiqué que son mouvement "ne considère pas le retrait comme total si un seul soldat israélien reste aux points de passages". Le général Souleïmane doit aborder la question du terminal de Rafah lors des discussions qu'il doit avoir aujourd’hui en Israël avec le Premier ministre Ariel Sharon et le ministre de la Défense Shaoul Mofaz. Lundi, le responsable égyptien s'était entretenu à Gaza avec le leader palestinien Mahmoud Abbas de questions liées au retrait israélien de la Bande de Gaza, notamment le sort du terminal de Rafah. Le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, qui a assisté aux discussions, a affirmé à la presse à l'issue de la rencontre qu'un accord se profilait avec Israël concernant le terminal de Rafah et que le général Souleïmane allait aborder cette question avec les responsables israéliens. Dimanche, le gouvernement israélien avait approuvé un accord conclu avec l'Egypte pour le déploiement de 750 garde-frontières égyptiens le long de la frontière entre l'Egypte et le sud de la Bande de Gaza après le retrait de l'armée israélienne, notamment pour lutter contre la contrebande d'armes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com