Laissons Lemerre « s’imposer » à sa façon





Roger Lemerre a-t-il une dent contre les joueurs évoluant en championnat local ? A vrai dire, il n’a jamais laissé apparaître un tel sentiment, mais malheureusement, certains essaient ces derniers jours de lui coller cette étiquette. Tout a commencé lors d’une récente conférence de presse lorsque le sélectionneur national a affirmé que le niveau du championnat n’est pas fameux -peut-on en dire autrement ?- et qu’il va voir du côté de la Ligue 2 pour dénicher d’éventuels talents. Ces propos n’ont pas plu à tout le monde, et lorsque Lemerre a annoncé la liste des vingt joueurs retenus pour le match Kenya – Tunisie où on enregistre l’absence de quelques éléments de valeur (Mnari, Chedli, Santos, Jaziri …), une petite campagne a été orchestrée pour « protester » contre le fait que le sélectionneur continue à ignorer les joueurs locaux et qu’il est toujours content de voir le niveau de la compétition nationale s’affaiblir. C’est du moins ce que laisse comprendre ce qui se dit ou s’écrit par-ci, par-là, et on semble remettre Lemerre sur la sellette à chaque fois qu’il aborde le dossier des joueurs « internes ». En fin de compte, l’EN se déplacera à Naïrobi avec huit joueurs non professionnels à l’étranger. Ils peuvent remercier Dieu car les indispositions des autres ont contraint le sélectionneur à les appeler à la dernière minute, mais on ne doit jamais comprendre que Lemerre l’a fait pour contenter les meneurs de cette campagne. Connaissant le technicien français, il aurait pu déplacer avec lui au Kenya un effectif réduit, mais il a préféré de sa propre initiative, élargir davantage la liste des sélectionnables, pensant sûrement au futur. D’ailleurs, les quatre joueurs rappelés lundi dernier sont des jeunes qui promettent (Letifi, Nafti, C. Zouaghi) ou des postulants sérieux à une carrière professionnelle en Europe à l’instar de Abdi. Là aussi, Lemerre a fait un choix qui en dit long sur ses intentions futures. Il n’a rappelé aucun de ceux qui ont souvent déçu et qui ont eu beaucoup d’occasions pour s’accrocher et ne l’ont pas fait. Ceci démontre que le sélection national se laisse guider par ses propres principes et ne «satisfera » jamais ceux qui aiment le guider, même si parfois il dérape à cause de son entêtement qui a fait de lui le Roger qu’on connaît, c’est-à-dire celui qui fait le plus souffrir les hommes de la presse, mais qui finit toujours par avoir raison sur le terrain. Fort heureusement. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com