Tabarka : Calme et volupté… trait par trait





Tournesols à perte de vue dessinent le chemin vers Tabarka. Un chemin qui dégage les effluves douces des eucalyptus et des beaux souvenirs. Balade riche en couleurs, en rythmes… et surtout en senteurs et en sensations au cœur de la ville du Corail. Tabarka-Le Quotidien Ceux qui ont fait auparavant le chemin vers le Royaume du Corail en voiture, connaissent bien la petite histoire de ces tournesols plantés à droite et à gauche. Il y a déjà deux mois, on admirait la beauté des couleurs des tournesols dansant au soleil. Durant trois heures de route, traversant ces vastes champs, on n’arrête pas de raconter de petites histoires… Chacun de la “bande” des journalistes qui a pris part à ce périple, a des contes à narrer, des émotions à partager et des idées à débattre… C’est le moment des confidences, le moment où seuls l’amour et l’amitié sont les mots d’ordre. Dans ces champs, devenus de vraies œuvres d’art après la moisson, de petits agriculteurs ont choisi d’exposer des marchandises diverses: des melons, des bottes d’ail, du miel,des pignons, des bibelots en bois etc. Béja, Nefza, Ouchtata…, on découvre petit à petit ces patelins perchés sur les hautes collines et on s’amusait à trouver des explications et l’origine de ces noms que porte cette terre. Les gags font le menu de cette odyssée! “Welcome to Tabarka”: enfin nous sommes arrivés à destination. Pour les histoires il y en aura encore. Les forêts de chaînes-lièges apparaissent dans toute leur splendeur colorant les montagnes d’une fraîche verdure. Un parfum suave des eucalyptus titille les narines des visiteurs. Dès que vous mettez les pieds sur ce chemin qui mène vers la zone touristique de Tabarka, vous découvrez une vue superbe. En regardant la rue, on éprouve la sensation qu’à sa fin on sera directement à la mer grâce à ce croisement magique. C’est avec ce beau tableau que Tabarka accueille ses visiteurs annonçant d’emblée la couleur. * Tabarka, la ville des fêtes Tabarka est devenue, ces dernières années, la destination préférée aussi bien des Tunisiens que des artistes. Cet été, les nouveaux mariés ont choisi le Royaume du Corail pour mettre des couleurs chaudes sur leur voyage de noces et pour commencer le rêve d’une belle vie à deux. Les jeunes mariés avec ces beaux tableaux sur les mains et les pieds dessinés avec le “Harkous” et le “Henné” font leurs propres défilés au restaurant, à la plage, sur la piscine… Venant de plusieurs villes tunisiennes, tous semblent avoir le même rêve: vivre à Tabarka les premiers beaux jours de leur vie et faire de ce périple un voyage inoubliable! Certainement, Tabarka n’a pas déçu ces amoureux rêveurs; on peut lire cette satisfaction dans les yeux de ces couples, dans ces petits gestes tendres et ces sourires passionnés. Petite ville portuaire et belle station balnéaire de la côté septentrionale de la Tunisie, Tabarka est le fief dans les années 70 du fameux slogan “Il ne faut pas bronzer idiot”. Ancienne ville phénicienne nommée Thabraca (le lieu ombragé) puis colonie romaine, Tabarka est aujourd’hui la ville des fêtes par excellence. A chaque mois, la fête prend de nouvelles couleurs, de nouveaux rythmes: Tabarka Jazz Festival (juillet), Tabarka World Music festival (août), Tabarka latinos festival et Tabarka Rai Festival (septembre) sans oublier le Festival international de Tabarka et la fête du poisson. Les matinées et les après-midis sur cette ravissante plage, les visiteurs de Tabarka ne peuvent pas échapper à ce charme qu’exercent le beau soleil et ces petites vagues déferlantes. Déjà 18h00, une bonne marche pour les sportifs s’impose, une douce balade pour les amoureux devient un besoin. Traversant la zone touristique enveloppée dans la verdure de ces forêts sauvages;, la ville de Tabarka et ses maisons décorées par des tuiles rouges ocres se manifeste dévoilant quelques secrets sucrés de son charme. Les petites boutiques d’artisanat captent l’attention des passages par ces jolis bibelots en bois : des gazelles, des serpents, des ustensiles, des petites tables, des bijoux berbères… Le corail est aussi une matière qui a inspiré les artisans de cette région: des parures en corail remplissent les vitrines des boutiques et dont le prix oscille entre 135 dinars et plus de 500 dinars. En se baladant dans les rues et en remontant le chemin vers les fameuses Aiguilles, ces rochers altiers trônent en mer on peut découvrir quelques curiosités comme le Fort gênois, le Vieux port, le port de pêche… et le Théâtre de la mer qui ouvrira ses portails devant les artistes et les visiteurs de Tabarka l’année prochaine. De retour, vous pouvez prendre un délicieux thé aux pignons ou un petit café à la place du Café Andalous sur les rythmes de ces jeunes groupes tunisiens qui défilent, chaque après-midi, sur la scène plantée à côté de la Basilique. Pour la soirée, il suffit de demander le programme du Commissariat régional du tourisme (CRT) ou des guichets de vente des billets et vous allez trouver de la bonne musique et découvrir des artistes qui viennent des quatre coins du monde pour partager avec les fidèles de Tabarka l’amour de la musique et l’amour de cette ville. Imen ABDERRAHMANI __________________________________ Tabarka en chiffres ! Tabarka est devenue, cet été, la destination privilégiée des Tunisiens. Le tourisme local est en train de se développer bel et bien sur les côtes de Tabarka. Les dernières statistiques soulignent la nette évolution qu’a connu la zone touristique Tabarka - Aïn Draham. Les nuitées enregistrées sont ainsi passées de 342.845 en 2004 à 383. 719 en 2005 représentent une évolution de 11,9% et ce jusqu’au 20 du mois d’août. Les Français viennent en tête de liste des touristes qui ont choisi la destination Tabarka : 719.641 Français ont passé leurs vacances au Royaume du Corail avec une évolution de 21,5% par rapport à l’année précédente. Cette évolution notable s’est répercutée sur les recettes touristiques qui ont enregistré une hausse. Tant mieux pour le tourisme tunisien après la période de crise connue durant les saisons précédentes. Les hôtels affichent «complet» et les hôteliers semblent satisfaits mais cela n’empêche que c’est le client qui est insatisfait parfois déçu par la qualité de services de certains hôtels et même du comportement indifférent du personnel. Un hôtel qui vient d’ouvrir ses portes il y a quelques mois connaît déjà des dysfonctionnements: l’ascenseur est toujours en panne, la cuisine est de basse facture… et ce sans parler des visages pâles du personnel… La qualité de services reste le maillon faible de quelques hôtels de la zone. D’autres ont réussi en revanche à trouver le bon filon et à gagner le respect de la clientèle. Il y a de bonnes choses qui ont été faites à Tabarka mais il reste beaucoup à faire pour que cette zone assure réellement son décollage touristique. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com