Tabarka Latinos Festival : La salsa dans tous ses états





L’amour de la salsa les a réunis sur la scène de la basilique de Tabarka: Salsabor et Café Havanos ont donné le coup d’envoi de Tabarka Latinos Festival avec un cocktail de rythmes les plus entraînants de la musique latino-américaine. Il est déjà 22h00 quand les Salsabor montèrent sur la scène de la basilique devant une assistance moyenne venue assouvir l’âme et l'ouïe par la musique latine. Composé de chœurs, d’un piano, d’une basse, de congas, de bongos, de guitares et de cuivres (saxophone et trombone), Salsabor a pu captiver dès les premiers tubes l’attention du public. Maldonado Adrian, leader et chanteur de ce jeune groupe, a pu transmettre aux fidèles de ce festival son amour pour la salsa et la musique grâce à sa belle voix. Avec la première chanson, le public a découvert de l’autre côté de la scène des couples tunisiens de danseurs de salsa et de tango qui ont choisi de se succéder sur la scène et d’offrir aussi bien aux artistes qu’à l’assistance de jolis tableaux de danse. Réunissant des artistes de plusieurs coins de l’Amérique Latine: Cuba, Colombie, Pérou… Salsabor a repris les plus grands standards du patrimoine musical cubain, colombien, portoricain, péruvien et vénézuélien et ce sont ces chansons tirées de ce riche héritage sonore qui a fait le menu de cette première partie de l’ouverture. “Su Mana no quiso, Su papa tampoco”, “Ojos Chinos”, “Pensan Do Te”, “Kimbombom”, “Fuego en el 23”, “Mi amigo El Payaso”, “Leac”, “No Vale la Pena”, “Idilio” et d’autres tubes ont poussé ces jeunes danseurs à quitter leurs chaises pour défiler sur la scène de la basilique sur les rythmes d’une musique qui a choisi de chanter l’amour, l’amitié… bref, la vie quotidienne dans sa facette gaie et joyeuse. Salsabor, qui signifie le ton et le rythme de la salsa, a pu marquer la soirée par ses rythmes entraînants. * La salsa loin des clichés! Quelques minutes juste après la prestation de ce jeune groupe de musiciens passionnés de salsa, les Café Havanos ont été au rendez-vous pour cette deuxième partie de la soirée. Dirigé par Nelson Rojas, Café Havanos n’a pas pu séduire le public comme c’était le cas de Salsabor. Pour les danseurs tunisiens, rien n’a changé et ils ont continué à danser toute la soirée avec la même énergie et le même enthousiasme. Quelques notes de monotonie ont marqué cette soirée d’automne et fait perdre à Café Havanos quelques spectateurs qui ont choisi de quitter la basilique. Né dans les quartiers chauds de La Havane, Café Havanos a fait le tour de plusieurs pays. L’année dernière, ce groupe a marqué sa présence au Festival de la Méditerranée au Maroc. Pour cette année, il est en Tunisie. “Salsabor et Café Havanos font ensemble un grand groupe qui travaille en symbiose mais chacun avec une conception différente. C’est un melting-pot musical, un mélange de nationalités: Cuba, Caraïbes, Pérou, Colombie, Venezuela… réunissant de jeunes artistes avec des musiciens rodés. Vous avez vu que le chanteur du premier groupe, à savoir Salsabor, n’a que 23 ans, alors que le deuxième groupe réunit des artistes à la quarantaine. Ces derniers présentent des chansons du patrimoine avec des arrangements et nous présentons une musique teintée avec un peu de jazz. Dans l’ensemble, les Salsabor et les Café Havanos traduisent la richesse de la musique latine aussi bien sur le plan rythmique que thématique”, nous a expliqué Nelson Rojas, le fondateur de cette formation musicale et son leader. Interprétant des chansons peu connues par le public tunisien, Nelson Rojas a voulu aller “au-delà des clichés de la salsa”, selon son expression et d’offrir au grand public une balade au cœur de l’Amérique latine via plusieurs genres musicaux et rythmes. Pour les autres soirées, il y en a encore d’autres musique à écouter et à découvrir et qui portent les couleurs brésiliennes et mexicaines surtout. Nous y reviendrons! Imen ABDERRAHMANI _____________________________________ Flashes * Au-delà du spectacle Adrian Maldonado, le leader de Salsabor, n’a pu cacher sa joie intense d’être en Tunisie et de prendre part au Tabarka Latinos Festival. Agé de 23 ans, cet amoureux fou de la salsa rêve du jour où cette musique arrive à conquérir les scènes internationales de toute la planète. “Je suis ravi d’être à Tabarka et de rencontrer le public tunisien, un public fantastique qui m’a impressionné en dansant la salsa. Nous étions auparavant aux U.S.A, au Japon, en Equateur, en Colombie… et c’est pour la première fois que je visite l’Afrique et le monde arabo-muslman et vraiment tout m’a touché”, souligne-t-il. Né au Pérou et résidant actuellement à Genève, Adrian Maldonado a choisi de défendre la salsa pour que cette musique continue à vivre “J’ai une petite idée sur les rythmes et en général la musique arabe mais malheureusement je ne comprends pas les paroles”, nous a déclaré A. Maldonado. * Le basilic à la basilique Nelson Rojas a choisi de raconter au public l’histoire de cette plante: le basilic, source de malheur et de bonheur à la fois selon son utilisation. “Cette plante a beaucoup de vertus mais, elle est parfois utilisée dans quelques rites pour faire le mal. Chez nous, on touche les feuilles de cette plante à la sortie de la maison dans l’espoir d’avoir la chance. Le basilic synonyme d’espoir qui nous accompagne partout”, nous a-t-il expliqué suite à son concert. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com