Une vingtaine de policiers irakiens tués : Déchaînement de violence





Une vingtaine de policiers et de soldats irakiens ont été tués et une dizaine d'insurgés abattus hier dans trois attaques lancées en l'espace de quelques heures dans la zone rebelle, située au nord de Bagdad. Le Quotidien-Agences Ces attaques interviennent après le deuil sur les victimes de la bousculade de Bagdad, qui a fait près d'un millier de morts mercredi, et donné lieu à un élan de solidarité faisant espérer un rapprochement entre Chiîtes et Sunnites séparés par leurs désaccords sur la Constitution. Dans la dernière attaque, de nombreux rebelles ont attaqué à l'arme automatique et aux lance-roquettes un point de contrôle à 40 km au nord de Bagdad et à 20 km au sud de Baaqouba, tuant 7 policiers et 2 soldats. Deux policiers ont été blessés, a indiqué un officier de l'armée, affirmant que dix rebelles ont été abattus et que des renforts ont été dépêchés sur le point de contrôle sur la route reliant Bagdad à Baaqouba. "Les combats continuent", a-t-il indiqué vers 15H00 (11H00 GMT), deux heures après l'attaque, la troisième de la journée à Baaqouba et sa région. Plus au nord, un oléoduc reliant les champs pétrolifères de la région de Kirkouk à la raffinerie de Baïji a pris feu après avoir été saboté. "Des rebelles ont mis le feu peu après 08H00 (04H00 GMT) dans du brut qui fuyait de l'oléoduc. Le feu a pris dans l'oléoduc, ce qui a provoqué une explosion", a déclaré le capitaine Ali Obeidi de la force de protection des installations pétrolières dans le nord de l'Irak. Selon lui, des équipes de pompiers s'employaient à maîtriser l'incendie qui s'est déclaré dans la zone de Dhirbane, à 70 km à l'ouest de Kirkouk, la ville pétrolière située à 255 km au nord de Bagdad. A Bagdad même, un responsable irakien d'une firme de sécurité a été enlevé par des hommes armés et quatre civils ont été blessés par des tirs d'inconnus. Après le drame du pont Al-Aïmah, le Premier ministre Ibrahim Jaafari a pris l'exemple d'un sunnite mort en portant secours à des pèlerins chiites pour affirmer sa foi dans un rapprochement entre les deux communautés. "Les Sunnites et les Chiîtes continueront d'être deux communautés complémentaires (...) et qui se respectent", a-t-il déclaré avant-hier soir. "Othmane Ali al-Obeidi, du (quartier sunnite) Adhamiyah, est tombé en martyr après avoir aidé six personnes qui se noyaient. Il s'agit d'un message au monde entier: le vrai problème n'est pas entre Sunnites et Chiîtes", a-t-il dit. De nombreux responsables chiites ont imputé aux extrémistes sunnites la responsabilité de la propagation de rumeurs sur la présence de kamikazes dans la foule à l'origine du grand mouvement de panique. Dans ce climat de deuil, des sources politiques ont évoqué des contacts informels destinés à reformuler certains articles du projet de Constitution, dont la fin de la rédaction a été annoncée le 28 août. "Il n'y a pas de négociations officielles mais des contacts informels entre toutes les parties pour remanier la formulation de certains articles, notamment l'article 3 de manière à ce qu'il soit accepté par les Arabes sunnites", a indiqué samedi Khaled Al-Attaya, un membre chiîte du Comité de rédaction de la Constitution. Les Sunnites, dont un négociateur Saad Al-Janabi a également fait état de tels contacts, rejettent la formulation de cet article qui ne souligne l'appartenance à la nation arabe que des Arabes irakiens. Des Sunnites ont réuni hier à Bagdad un congrès avec la participation de 200 personnalités pour réaffirmer leur rejet du projet de Constitution dans sa forme actuelle.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com